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Les orchestres prennent un coup de jeune



Les orchestres prennent un coup de jeune
Avec une moyenne d'âge ne dépassant guère les 18 ans au sein des différents orchestres en compétition, le 9e Festival national de la musique sanaâ, qui a pris fin avant-hier, aura eu le mérite de révéler, outre une féminisation de cet art, l'existence d'une relève apte à sauvegarder le patrimoine musical andalou.Avec une moyenne d'âge ne dépassant guère les 18 ans au sein des différents orchestres en compétition, le 9e Festival national de la musique sanaâ, qui a pris fin avant-hier, aura eu le mérite de révéler, outre une féminisation de cet art, l'existence d'une relève apte à sauvegarder le patrimoine musical andalou.Composés d'instrumentistes âgés entre 16 et 24 ans, à l'image du plus jeune chef d'orchestre Nassim Tabet, la vingtaine, de l'Association Naghma de Béjaïa, la quasi-totalité des orchestres ont aussi arboré un nouveau visage à travers une présence féminine remarquée, également rajeunie. Les violonistes Sonia Abbas (20 ans) et Sara Boukedjar (16 ans) ainsi que le "tarrardji" (tambourinaire) Hassen Khelif (15 ans) ont su rendre le travail d'une nouba dans toute sa complexité rythmique et mélodique.La présence d'enfants parmi les instrumentistes des orchestres en compétition aura été l'autre fait marquant de cette 9e édition, à l'instar de Yasmine Haddab (9 ans) de Tizi-Ouzou à la mandoline, ainsi que Imad Haddad et Yousra Boumeziane (12 ans chacun) de Ténès, au violon et à la mandoline. Par ailleurs, le jeune Belkacem Benkrizi (19 ans) de Mostaganem, jouant à la mandoline, s'est distingué par son jeu technique et sa maîtrise de l'instrument, alignant des phrasés à plusieurs notes dans le temps réduit d'une transition mélodique.Comme lors des précédentes éditions, le Festival de musique sanâa a accueilli un public averti et relativement nombreux qui a pris du plaisir à suivre les différentes prestations au programme. La présence en force de musiciennes à cette 9e édition, aura également attiré le regard des observateurs qui y voient une manière de "s'approprier des espaces d'émancipations cédés au fil des années au conservatisme" ambiant.La Nouba au féminin pour renouer avec la traditionLa tradition des orchestres andalous, formés exclusivement de femmes dans Andalousie musulmane, s'est transmise à travers les siècles pour prendre des formes de "qaâdates" de Meriem Fekkaï (1889-1961), Cheïkha Tetma (1891-1962) ou encore Fadhéla Dziria (1917-1970). Depuis, ces formations ont eu tendance à disparaître jusqu'à la création, en janvier 2015, de l'Ensemble national algérien féminin de musique andalouse (Enama) perçu par les organisateurs du 9e Festival de la musique Sanaa comme une des expériences les "plus audacieuses" et les "plus novatrices", après celle des ensembles régionaux.Se démarquant des anciennes éditions, le 9e Festival de la musique sanaâ s'est distinguée par la présence remarquée de musiciennes, à l'image de l'Association El fen wa nachat de Mostaganem dirigée d'une main de maître par Sabrina Boudjellal, unique femmechef d'orchestre de cette 9e édition, avec un ensemble de dix femmes sur les seize instrumentistes que compte l'orchestre.En effet, la plupart des associations qui ont pris part au 9e festival de la musique sanaâ ont intégré plus de femmes dans leurs effectifs respectifs, arrivant à une moyenne de six à huit femmes par orchestre (contre une à quatre lors des éditions précédentes) sur la vingtaine d'instrumentistes que compte chaque formation. Côté interprétation, de jeunes chanteuses à la voix prometteuse auront été révélées par le 9e Festival de musique sanaâ, à l'exemple de Khadidja Chouat de l'association El Amel de Sougueur (Tiaret), Meriem Ouzani des Beauxarts d'Alger et des MostaganémoisesFaradj Bentounès d'Ibn Badja et Sara Azroug d'El een wa nachat. Le 9e Festival national de la musique andalouse sanaâ fermera ses portes ce mardi soir, après quatre soirées animées par douze associations de musique, venues de plusieurs villes d'Algérie.Composés d'instrumentistes âgés entre 16 et 24 ans, à l'image du plus jeune chef d'orchestre Nassim Tabet, la vingtaine, de l'Association Naghma de Béjaïa, la quasi-totalité des orchestres ont aussi arboré un nouveau visage à travers une présence féminine remarquée, également rajeunie. Les violonistes Sonia Abbas (20 ans) et Sara Boukedjar (16 ans) ainsi que le "tarrardji" (tambourinaire) Hassen Khelif (15 ans) ont su rendre le travail d'une nouba dans toute sa complexité rythmique et mélodique.La présence d'enfants parmi les instrumentistes des orchestres en compétition aura été l'autre fait marquant de cette 9e édition, à l'instar de Yasmine Haddab (9 ans) de Tizi-Ouzou à la mandoline, ainsi que Imad Haddad et Yousra Boumeziane (12 ans chacun) de Ténès, au violon et à la mandoline. Par ailleurs, le jeune Belkacem Benkrizi (19 ans) de Mostaganem, jouant à la mandoline, s'est distingué par son jeu technique et sa maîtrise de l'instrument, alignant des phrasés à plusieurs notes dans le temps réduit d'une transition mélodique.Comme lors des précédentes éditions, le Festival de musique sanâa a accueilli un public averti et relativement nombreux qui a pris du plaisir à suivre les différentes prestations au programme. La présence en force de musiciennes à cette 9e édition, aura également attiré le regard des observateurs qui y voient une manière de "s'approprier des espaces d'émancipations cédés au fil des années au conservatisme" ambiant.La Nouba au féminin pour renouer avec la traditionLa tradition des orchestres andalous, formés exclusivement de femmes dans Andalousie musulmane, s'est transmise à travers les siècles pour prendre des formes de "qaâdates" de Meriem Fekkaï (1889-1961), Cheïkha Tetma (1891-1962) ou encore Fadhéla Dziria (1917-1970). Depuis, ces formations ont eu tendance à disparaître jusqu'à la création, en janvier 2015, de l'Ensemble national algérien féminin de musique andalouse (Enama) perçu par les organisateurs du 9e Festival de la musique Sanaa comme une des expériences les "plus audacieuses" et les "plus novatrices", après celle des ensembles régionaux.Se démarquant des anciennes éditions, le 9e Festival de la musique sanaâ s'est distinguée par la présence remarquée de musiciennes, à l'image de l'Association El fen wa nachat de Mostaganem dirigée d'une main de maître par Sabrina Boudjellal, unique femmechef d'orchestre de cette 9e édition, avec un ensemble de dix femmes sur les seize instrumentistes que compte l'orchestre.En effet, la plupart des associations qui ont pris part au 9e festival de la musique sanaâ ont intégré plus de femmes dans leurs effectifs respectifs, arrivant à une moyenne de six à huit femmes par orchestre (contre une à quatre lors des éditions précédentes) sur la vingtaine d'instrumentistes que compte chaque formation. Côté interprétation, de jeunes chanteuses à la voix prometteuse auront été révélées par le 9e Festival de musique sanaâ, à l'exemple de Khadidja Chouat de l'association El Amel de Sougueur (Tiaret), Meriem Ouzani des Beauxarts d'Alger et des MostaganémoisesFaradj Bentounès d'Ibn Badja et Sara Azroug d'El een wa nachat. Le 9e Festival national de la musique andalouse sanaâ fermera ses portes ce mardi soir, après quatre soirées animées par douze associations de musique, venues de plusieurs villes d'Algérie.


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