Menace - «Secondés par des natifs de Mostaganem, ces voyous forment une même bande pour que notre quotidien soit un véritable calvaire.»Il est vrai que le visiteur qui se rend à Mostaganem, peut se promener en toute quiétude, «mais certains endroits lui sont déconseillés», nous a assuré un officier de police. Pour lui «d'énormes efforts sont consentis par les services de sécurité afin d'endiguer ce phénomène de l'insécurité urbaine, mais il est impossible de mettre un policier à chaque recoin et ruelle».
Quoi qu'il en soit, ces déclarations viennent confirmer les récits des citoyens selon lesquels «la dégradation de la situation sécuritaire à Mostaganem crée une certaine psychose» faisant état de vols, mais surtout d'agressions à l'arme blanche.
Et sans surprise aucune, c'est dans les quartiers populaires tels que Tidjditt, El-Houria, Diar El-Hana, Souika, Matmore, Derb, Tabana, Place de l'hôpital, Kadous El-Meddah, les 600-Lgts et Plateau Marine, que les malfaiteurs dictent leur loi. «Je suis né ici. C'est dans ce quartier que j'ai grandi. Auparavant, la vie n'était pas aussi dure. Il y a toujours eu des malentendus mais jamais ce climat d'insécurité qui oblige les habitants à se confiner dans leurs appartements en attendant le jour», a témoigné Ami Baroudi, un habitant du quartier Plateau Marine ' non loin du port ' et ce après insistance de notre part. Mais pourquoi une telle situation ' «Pas besoin d'aller chercher la réponse ailleurs. Je connais assez bien Mostaganem pour vous assurer que notre ville paie pour sa son charme et sa beauté», a ajouté notre interlocuteur. Plus explicite, Ami Baroudi, ancien agent de la Protection civile à la retraite aujourd'hui, a rappelé que Mostaganem de 2013 ne ressemble plus à celle d'il y a 10 ans.
«De nos jours, notre ville est surpeuplée. Son charme ne cesse d'attirer des gens des autres wilayas qui y viennent avec une autre mentalité et conception des choses se permettant tout. Secondés par des natifs de Mostaganem, ces voyous forment une même bande pour que notre quotidien soit un véritable calvaire», a-t-il dit.
Ami Baroudi n'est pas le seul à regretter sa Mostaganem «d'antan». S. L. est commerçant dans l'une des ruelles les plus connues et surtout les plus fréquentées du chef-lieu de la wilaya : la rue Khemisti. «J'ai souvent été témoin d'agressions non loin de mon magasin. Tout comme les autres, je me contente parfois d'observer sans intervenir par crainte d'être la prochaine victime», a-t-il reconnu. La Gendarmerie nationale, quant à elle, se veut rassurante affirmant que les affaires de criminalité traitées par les mêmes services de Mostaganem ont connu une baisse durant le premier semestre 2013 par rapport à la même période en 2012.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F H
Source : www.infosoir.com