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LE SPECTRE DE LA SECHERESSE PLANE SUR LES TERRES AGRICOLES : Les fellahs Mostaganémois dans le désarroi le plus total



LE SPECTRE DE LA SECHERESSE PLANE SUR LES TERRES AGRICOLES : Les fellahs Mostaganémois dans le désarroi le plus total
La pluie tant attendue, cette saison par les fellahs ne semble point être au rendez-vous du lancement de la campagne des labours-semailles. Certains agriculteurs s'affolent déjà et hésitent à s'embarquer dans cette aventure où les risques demeurent énormes face à l'absence de cette eau vitale qui tombe du ciel.La pluie tant espérée par les agriculteurs, ne semble point se décider à tomber et accuse un retard énorme perturbant la saison des labours, moment où les agriculteurs investissent ces terres afin de préparer la récolte en semence. De visu un constat laisse plus d'un perplexe quant aux conséquences que peut engendrer l'absence de pluie qui donne la vie aux humains, aux animaux et à toutes sortes de vie que Dieu a créé sur terre idem pour les plantes. Hadj Laadjel, un fellah de Sirat, spécialisé depuis une dizaine d'années dans la culture des céréales, ne cesse de scruter l'horizon qui parait ne point annoncer, ni averses ni orages de pluie. Ses 15 hectares situés dans une plaine, attendent toujours d'être labourer, il ne peut se décider car le sol de ses terres est trop poussiéreux en ces moments en absence d'eau et de pluie. Selon ses dires, le labour est très difficile en de telles circonstances, la charrue à disques ne peut convenablement retourner la terre, elle ne la laboure que superficiellement. Un autre cultivateur, M.B.H d'Ain Sidi Cherif, propriétaire d'une dizaine d'hectares située sur une colline, attend patiemment les premières averses pour labourer son champ. Un autre agriculteur de Hassi Mameche , M.K.M, a labouré ses 05 hectares ,mais n'a pas osé les semer en orge ,il craint que la pluie tarde encore à tomber, il se heurte à un véritable dilemme. Toujours, à Hassi Mamèche et au sein du marché public, plusieurs fellahs sont unanimes et s'accordent à dire que le lancement de la campagne de semailles reste tributaire de la chute de pluie, certains n'osent plus s'aventurer à "jeter les grains" sur des sols arides, comme le constate 'un des fellahs interrogés, M.K.B. Beaucoup de ces derniers pensent que le seul moyen c'est de s'en remettre à Dieu et de prier davantage pour une chute de pluie dont les nécessités se font sentir. A Mesra, certains fellahs n'ont point hésité à organiser des "waadas" et prier collectivement la fameuse prière de "l'istiskae" (chute de pluie). On constate une panique et un affolement s'emparer de ces agriculteurs face à ces signes avant-coureurs d'une sécheresse qui plane sur leurs têtes et pensent déjà à la préparation de l'irrigation coûteuse des champs de blé en l'absence de la pluie.
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