Des directions de la wilaya sur fond d'accusations et contre accusations pour prouver leurs irresponsabilités quant aux projets qui se trouvent en retard ou à l'arrêt et une bataille de chiffres menée par des directeurs exécutifs à la veille des élections locales pour faire le rôle de pompier à la place des élus qui n'ont pas encore remis leurs bilans. Autour de cette cacophonie, le président de l'APW qui a joué au poste de libéro dans les deux stades de Zerhouni et de Ouddah, est-il impliqué ou non dans cette débâcle' Comment a-t-il cautionné la politique des deux walis ' Et qu'en est-il de son bilan que certains observateurs jugent de catastrophique ' Que va dire le cautionneur des walis ' Lisez l'interview de M Soltani.
Des directions de la wilaya sur fond d'accusations et contre accusations pour prouver leurs irresponsabilités quant aux projets qui se trouvent en retard ou à l'arrêt et une bataille de chiffres menée par des directeurs exécutifs à la veille des élections locales pour faire le rôle de pompier à la place des élus qui n'ont pas encore remis leurs bilans. Autour de cette cacophonie, le président de l'APW qui a joué au poste de libéro dans les deux stades de Zerhouni et de Ouddah, est-il impliqué ou non dans cette débâcle' Comment a-t-il cautionné la politique des deux walis ' Et qu'en est-il de son bilan que certains observateurs jugent de catastrophique ' Que va dire le cautionneur des walis ' Lisez l'interview de M Soltani. Réflexion : Nous avions tous assisté l'Exécutif. Le wali nous a ouvert les portes, nous a longuement écouté et même contribué à la crédibilité de notre action. Mais beaucoup d'attentes citoyennes, des plus basiques, restent exprimées. Alors où est le blocage d'autant que vous dites que le rôle du wali est incontournable '
Si je dois comprendre votre inquiétude, je dirais que le wali n'attend pas les jugements des uns et des autres car il fait son travail avec désintéressement. Il se juge lui même car les résultats sont là. Il a toujours préféré discuter résultats. Comme je n'ai pas la compétence d'évaluer le wali. Il n'est pas un élu pour s'attendre à un taux de sondage de sa popularité. Je le vois agir lentement peut être, mais surement, à la suite des choix qu'il a difficilement pris mais par nécessité, tout en évitant le monopole. D'autant qu'il a mieux rationalisé les décisions et veille d'une manière permanente a l'harmonisation. Il a toujours refusé de faire le gendarme ou l'imam.
Réflexion : Mais il y a des projets qui étaient abandonnés. L'APW en tant qu'instrument de contrôle, a-t-elle constaté cet état de fait avant l'arrivée de l'actuel wali '
Je viens de le dire, avec l'actuel wali l'on est mieux impliqué et parfois beaucoup plus interpelé. Ce qui a été pour nous un apport supplémentaire qui a conforté notre rôle et amélioré le rendement de notre mission élective. Autrement, notre wilaya a bénéficié d'un ambitieux programme d'investissements publics dans tous les secteurs qu'on peut comparer aux plans des années 70 avec cependant des différences en matière et en dimension des projets. Nous sommes certains que la volonté des décideurs existe mais elle n'est pas suffisante si elle n'est pas accompagnée de capacité de réalisation : d'abord l'inscription des projets, source de financement et comme nécessité fondamentale des structures de suivie (étude de faisabilité sérieuse, localisation des projets, l'état juridique de l'assiette foncière, etc.). Si tous ces facteurs ne sont réunis, il ne peut y être que d'une situation en mesure de nuire à la qualité et au coût. C'est le cas pour certains projets dans notre wilaya tel que le stade, ou la grande mosquée dont le choix de terrain n'a été fait que récemment pour que l'étude soit en 2013, au même titre que l'institut des sports réceptionné en 2006 sans être finalisé. Le cas également d'une piscine avec des contrefaçons, tout comme l'autre problématique de relance de l'hôpital de 240 lits. Autrement dit, pour ne pas s'étaler sur l'évaluation de chaque projet comme cela ne relève pas de notre compétence, il est plutôt utile de traduire les efforts considérables entrepris récemment. Car, pour moi, la satisfaction est de voir la wilaya bénéficier des projets structurels et le temps fera le reste. Bien que je ne suis pas expert en la matière, à mon humble avis il ya deux exigences pratiques pour réussir à mener un projet à terme et dans les bonnes conditions. La première sous-entend que les travaux doivent respecter des normes définies par les professionnels en charge de l'instrument de suivi et d'évaluation (bureaux d'étude). La deuxième exigence est l'utilité de l'instrument de l'évaluation qui doit être un objectif permanant de l'évaluation, au quotidien. A cet égard, le wali a maintes fois recommandé de lever le monopole imposé au bénéfice de certains operateurs qui se comptaient sur les bouts de doigts d'une seule main, afin de maintenir un climat de confiance et d'établir une démarche durable pour permettre de réajuster le rôle important de producteur de rationalité et réducteur d'opacité, de promoteur de responsabilité . Dans le même ordre d'idées, le wali m'invite à l'accompagner dans ses multiples contacts, réunions, visites, conseils d'Exécutif. Ce qui témoigne de la nécessaire démarche dans le processus de décisions passant par l'identification du problème, la récolte de toute information, la formulation des choix possibles, l'application de la décision et l'évaluation des résultats. Vous-même gens de la presse, vous savez qu'aborder les problèmes de l'administration face aux politiques et aux groupes de pression a été longtemps tabou. Or, le wali a cassé ce tabou en prônant une démarche que j'ai définie par le « procédé des 4 C », à savoir la concertation, communication, concrétisation, contrôle.
Réflexion : En attendant un bilan que vous allez présenter à la société locale, nous voudrions un éclairage à propos d'un paradoxe apparent assujetti à une conjonction d'abondance des ressources financières lors des deux Exécutifs que vous aviez assisté, et pourtant les performances restent faibles.
Certes, je tiendrai compte à présenter un bilan, mais ce bilan n'est pas aussi cynique que ça. Je l'affirme. Notre wilaya a su bien profité des deux précédents plans de développement et a eu heureusement la chance d'avoir des walis très engagés, sincères, qui ont tous fait de leur mieux pour réaliser des programmes notifiés. Sous cet angle, il y a lieu de dire que Mostaganem a réussi à rattraper beaucoup de retard. Et ce sont plusieurs secteurs qui témoignent de cette évidence. Que ce soit pour ce qui est du secteur de l'hydraulique, de l'habitat entre autres infrastructures de base tels que les barrages, les ports et les routes, le bilan est là vérifiable de visu. C'est dire que les performances se sont plutôt vues améliorées. Une preuve tangible de ce que j'avance : la rentrée scolaire qui s'est déroulée dans des conditions favorables. Alors que pour ce qui est du secteur de l'AEP, le wali a inauguré en cet été plusieurs projets pour l'alimentation des localités restantes. Donc, on ne peut pas comparer la situation d'aujourd'hui a celle d'hier, pour ne parler que d'un passé récent.
Réflexion : Comment alors expliquez-vous les émeutes et les foules de jeunes demandeurs de logements '
Je ne peux expliquer une situation de tout un pays en regardant par l'unique fenêtre de Mostaganem. Néanmoins, je pourrais dire qu'à chaque fois, le wali a su répondre aux attentes de la population par le recours à la communication, outre ses fréquents et continuels déplacements. Les forces de sécurité n'ont été sollicitées qu'en dernier ressort. En un mot, notre wilaya a été bien épargnée des circonstances qu'ont vécues d'autres régions à travers des actions de proximité, très réfléchies, que le wali savait prendre au temps opportun. En résumant et d'une manière générale, dans notre pays les structures communautaires de l'ancien tissu social explosent pour des raisons exogènes autant qu'endogènes. De ce fait, la logique marchande de crise atomise les individus, désocialise les activités et précarise la vie sociale. Dans ce contexte, le champ est ouvert à toutes les illusions et aux états d'âme qui guident « les exclus ». Et parfois ceux ne sont pas les intérêts objectifs qui déterminent le choix mais le vide social, c'est-à-dire ceux ne sont pas les programmes politiques ou les traditions militantes qui font la part des choses. Désormais, il faut avouer qu'une sorte de réalisme régressif qui est en train de faire le poids dans les choix.
Réflexion : Concernant la logique de prédisposition à la carrière politique, l'on ne peut noter que les dimensions de l'attirance par les partis politiques, qui restent nulles. Qu'en pensez-vous '
En effet la probabilité d'être en position de se porter utilement candidat aux mandats électifs est commandée par des facteurs sociologiques. On insiste ici sur l'importance de la mission des partis politiques dans le choix des candidats. Certains peuvent avoir le gout des responsabilités publiques. Pour d'autres, aller à la politique peut devenir un but en soi, en omettant la question de savoir que faire de l'exercice élective !
Réflexion : Dernière question pour votre dernier mot : est ce que Monsieur Soltani Belghali, a toujours cette envie d'exercer l'action publique '
Sincèrement je me suis senti trahi et étouffé, d'abord par mon parti le FLN que j'ai fidèlement soutenu par mes engagements. Et de deux, par le mépris des autres partis concurrents. Mais, enfin, aujourd'hui le FLN se doit de concurrencer les autres partis (TAJ, RND...) et doit proposer des compétences. En ce qui me concerne, même si je dois accepter la sanction, je resterai toujours fidèle aux principes fondamentaux du FLN. Car j'estime que je suis toujours porteur d'une approche particulière et sincère aux problèmes de la société.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ilies Benabdeslam
Source : www.reflexiondz.net