
C'est l'un des lieux les plus sombres de la répression coloniale durant la guerre d'Algérie. Il symbolise la brutalité exercée contre les populations civiles et les moudjahidine dans l'actuelle wilaya de Mostaganem.
Voici les informations clés sur ce centre :
Pendant la Révolution (1954-1962), l'armée française a transformé plusieurs bâtiments administratifs et fermes de Cassaigne en centres d'interrogatoire. Le plus tristement célèbre était situé au sein de la mairie (l'actuel siège de la daïra) et dans les caves des casernes de gendarmerie.
Comme dans d'autres centres de détention de l'époque, la torture y était systématique pour briser la résistance et obtenir des renseignements sur les réseaux du FLN/ALN. Les témoignages de rescapés mentionnent :
La gégène : L'usage de décharges électriques.
La baignoire : La simulation de noyade.
Les sévices physiques : Passages à tabac et privations sensorielles.
Les exécutions sommaires : De nombreux détenus "disparaissaient" après leur interrogatoire.
Le nom de Cassaigne est indissociable du déclenchement de la Révolution. C'est ici que l'une des premières attaques d'envergure a eu lieu contre les symboles de l'autorité coloniale (la gendarmerie et la mairie). En représailles, l'administration coloniale a fait de cette ville un point névralgique de la répression dans la région de Dahra.
Le surnom vient du fait que beaucoup de ceux qui y entraient n'en ressortaient jamais. Les corps étaient souvent jetés dans les ravins environnants ou enterrés anonymement pour terroriser la population locale et décourager tout soutien aux maquisards.
Note historique : Aujourd'hui, la ville de Sidi Ali rend hommage à ces victimes à travers des monuments commémoratifs, rappelant que la liberté a été payée au prix fort dans ces centres de détention.
Posté par : patrimoinealgerie