La plaine du Chéliff qui lui sert d'horizon permet à peine à cette agglomération rurale de garder un pied dans l'agriculture, par la bonne grâce d'une terre à la fertilité légendaire et à la succulente saveur du melon jaune qui continue de lui assurer une réputation certaine.
Autrement, la boueuse bourgade de Ouled Maâla peine à se frayer un chemin vers le commencement du progrès. Partagée entre son appartenance administrative à la wilaya de Mostaganem et son rattachement naturel à la plaine du Chéliff, dont elle tire sa principale ressource, la commune souffre terriblement de son isolement. Les argiles et les marnes se mélangeant parfois aux alluvions déposées par l'oued lors de ses innombrables débordements, constituent un terreau de premier ordre lors de la formation d'une couche boueuse et visqueuse qui transforme les ruelles en véritables pataugeoires. Alors que la commune éprouve des difficultés à séduire et à attirer des investisseurs, les rares subventions accordées de manière parcimonieuse par les différents programmes de relance économique ou de développement dans le cadre des programmes communaux, ne parviennent pas encore à rattraper le considérable retard accusé par la région. Avec la région limitrophe du Dahra, cette plaine intérieure, fortement accolée à la rive droite du Chéliff, est incontestablement la zone la plus déshéritée de la wilaya de Mostaganem. La meilleure illustration de cette pauvreté implacable est la présence de véritables chaumières qui rappellent malencontreusement les siècles d'obscurantisme et de misère. Il suffit seulement d'observer ces amoncellements de pierres qui rappellent ostensiblement les séquelles d'une opulence à jamais enfouie sous des murs en constante dégradation. Autant de délabrement est malheureusement accentué par l'absence sidérale d'activités professionnelles et d'animation culturelle. C'est en réaction à cette misère envahissante que des représentants de partis politiques et d'organisations de la société civile auront lancé un véritable cri de détresse à l'intention des pouvoirs publics. Les signataires s'insurgent face à une situation qui s'empire, selon les termes introductifs du communiqué. Ils poursuivent leur appel tout en soulignant l'absence sidérale des responsables. Leurs doléances concernent la quasi-totalité des activités et des secteurs socio-économiques et culturels. En ce qui concerne l'enseignement, ils mettent en exergue l'état d'abandon des établissements et la nécessité d'un second CEM. L'espoir de voir construire une maternité et un centre de santé fait partie des revendications citoyennes. L'eau potable et celle destinée à l'irrigation des terres agricoles font défaut. Le volume destiné à la population semble être largement en deçà des besoins. Le réseau routier y est décrit comme étant en état de délabrement, ce qui donne à la commune une piètre image. Après avoir souligné l'accentuation du chômage et de la déperdition scolaire, les signataires soulignent l'apparition de comportements sociaux inhabituels à la région. Le volet des activités sportives et culturelles est abordé avec le même dépit. On parle d'absence totale d'activités sportives depuis plus de cinq ans. On apprend également que le stade communal nécessite des travaux complémentaires qui justifieraient l'envoi d'une commission d'enquête ; ce qui laisse supposer que des malversations seraient à l'origine des ces « reste à réaliser ».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : B. Larbi
Source : www.elwatan.com