Autour de cette grève et comme à l'accoutumée, un autre thème, récurrent, s'est imposé : «La pomme de terre».
À ce sujet, le chargé de communication de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), M. Hadj Tahar Boulenouar, a annoncé hier que les prix des fruits et légumes, qui connaissent une flambée sans précédent, enregistreront encore une nouvelle hausse jusqu'à la fin du mois en cours. Mais que cette hausse sera ramenée à la baisse d'ici la fin du mois d'avril, notamment par l'effet de l'arrivée et de la mise sur le marché de la production «importante» venant de Mostaganem, Relizane, Aïn Defla, Tipasa et d'Alger. Il estimera que le prix de la pomme de terre devrait avoisiner les 50 ou 60 DA le kilo et se stabilisera à cette hauteur à partir de début mai. Il reviendra sur la grève en estimant que cette dernière n'était qu'un facteur parmi d'autres qui ont poussé à la hausse des prix ces derniers jours.
Il considérera que le marché noir, le commerce informel, le manque de production qui est estimé à 40% et la multiplication des intermédiaires sont autant de facteurs qui sont derrière cette situation. «La concurrence déloyale des grossistes informels qui bloquent les accès aux structures marchandes participe, en outre, à cette augmentation des prix.
D'autant que ces derniers exercent dans un contexte de totale impunité au vu et au su des services concernés par la lutte contre le marché noir et le commerce informel» avait-il ajouté.
Le marché date de 1978
C'est en 1978, à proximité du centre-ville, que le marché de Bougara voit le jour. 416 commerçants de gros y exploitent des carreaux, et plus de 700 employés y sont recensés. Les centaines d'activités intermédiaires qui découlent directement de l'activité du marché jouent en outre un réel facteur de dynamique de l'emploi au sein de cette localité. En sus d'être l'un des principaux employeurs de la région, ce marché joue un rôle de premier plan dans la régulation des fruits et légumes aux niveaux local et national, compte tenu des quantités de marchandises qui y sont traitées chaque mois (entre 2 000 et 5 000 tonnes).
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Info Soir
Source : www.infosoir.com