
« La consommation de la drogue est un fléau qui a pris une ampleur inquiétante dans la société algérienne, à telle enseigne qu'il gangrène tous les milieux, à commencer par l'école. » Ce constat alarmant a été dressé par les participants à la rencontre de sensibilisation sur les dangers des fléaux sociaux, notamment de la drogue, qu'a organisé l'association « Avenir des Jeunes » de Bir Mourad Raïs, ce jeudi, au camp de jeunes de Zéralda, en présence du secrétaire d'Etat chargé de la jeunesse, M. Belkacem Mellah, et le Pr Bourezag, président de la commission santé à l'APN. Dans son intervention, le secrétaire d'Etat a souligné que les fléaux sociaux, notamment la consommation de la drogue, sont au centre des préoccupations de son département, du fait que les personnes les plus vulnérables et les plus exposées à leurs dangers sont constituées en majorité de jeunes. Et pour les préserver et, partant, lutter contre ces fléaux, il faut qu'il y ait une véritable synergie réunissant toutes les composantes de la société et les institutions de l'Etat. « Le gouvernement a mis en place une commission interministérielle, dont la mission et l'action sont axées sur l'implication de la jeunesse dans le développement du pays et ce, sur tous les plans. Leur insertion passe par la garantie d'un environnement réunissant toutes les conditions nécessaires, notamment la consécration d'espaces idoines et la promotion de l'action du mouvement associatif qui représente pour nous un partenaire incontournable, notamment dans le cadre de la lutte contre les fléaux dans le milieu des jeunes », affirme le secrétaire d'Etat chargé de la jeunesse. Et d'ajouter : « L'Etat met tout en 'uvre pour épargner la jeunesse d'être sous l'emprise de ce fléau. Des campagnes de sensibilisation contre la drogue sont menées par différents corps et institutions. Sur le territoire national, 3400 établissements de jeunesse sont ouverts et dans lesquels le jeune peut s'épanouir ». A propos de la lutte contre les méfaits de la drogue, le ministre a chaleureusement loué la caravane de sensibilisation initiée par les anciens scouts en collaboration avec la police et la gendarmerie et qui a sillonné 35 wilayas. « La rencontre d'aujourd'hui (jeudi) est une preuve supplémentaire dénotant l'engagement du mouvement associatif dans le cadre de la lutte contre la consommation de la drogue. Ce combat est la responsabilité de tout le monde. Il doit être mené non seulement par les services de sécurité et les institutions en charge de ce fléau, mais aussi par tous les citoyens, chacun à son niveau. Toute institution doit assumer son rôle. Les médias, la mosquée, l'école et la famille doivent être à l'avant-garde de cette dynamique », exhorte-t-il.
Un prix national de lutte contre la drogue
M. Mellah a également annoncé que le gouvernement a installé récemment une commission chargée d'instituer un prix national de lutte contre la drogue. Cette distinction annuelle sera remise pour la première fois ce 26 juin, date coïncidant avec la journée de lutte contre les fléaux sociaux. Le membre du gouvernement a fait savoir qu'il est question de mettre en place dans chaque commune un conseil de la jeunesse, une structure dont les missions essentielles s'articuleront autour de la prise en charge des questions spécifiques à la promotion des jeunes en annonçant qu'une université d'été se tiendra à Mostaganem intitulée « Rôle du mouvement associatif dans le développement local ». Lui succédant, le président de la commission santé à l'APN a plaidé pour qu'on favorise le dialogue, la prévention et l'action répressive. « La consommation de la drogue est devenue un fléau mondial. Notre pays ne fait pas exception. Les services de sécurité et la douane saisissent de grandes quantités de drogue provenant de pays limitrophes, notamment de l'ouest où la culture du cannabis se fait au su et au vu de tout le monde. Pour faire face à ce phénomène, il faut conjuguer les efforts de toutes les composantes de la société et des institutions et on doit également prendre en charge les consommateurs sur le plan thérapeutique », souligne le Pr Bourezag. Pour lui, la thérapie médicale peut donner des résultats extraordinaires, si le jeune consommateur est pris en charge à temps. « On doit inciter les consommateurs à se rendre dans les centres spécialisés en la matière. Et ce travail incombe à chacun de nous », prévient-il. À ce propos, Khaled Bentorki, président de l'association organisatrice de la rencontre, dont les travaux s'étalent sur quatre jours, a fait savoir que des ateliers ont été mis en place pour que les participants bénéficient d'une formation de médiateur social. « Les participants à cette formation encadrée par des professionnels de l'enseignement spécialisé, des psychologues et des juristes, pourront contribuer à la sensibilisation contre les fléaux sociaux, particulièrement les méfaits de la drogue », fait-il remarquer.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amirouche Lebbal
Source : www.horizons-dz.com