Les espaces verts qui constituent le poumon de la ville de Mostaganem sont carrément à l'abandon. Ces espaces qui étaient, jadis, fréquentés par les habitants de toutes catégories sociales ; des fonctionnaires, des enseignants, des ouvriers, des retraités se rencontraient au jardin du centre-ville. C'était un lieu de détente, où il faisait bon vivre. Aujourd'hui, cet espace public est tombé en déshérence.Les habitants sont sidérés au vu de la dégradation avancée des lieux et par la légèreté et le mépris des élus et des autorités locales, qui touche à l'embellissement de la cité et à l'environnement. Il est consternant de voir un espace vert qui forme le lien social, disparaître au profit des dealers, consommateurs de cannabis, devenu aussi un repère de délinquants de tout acabit et autres curiosités. Dans certains quartiers, l'éclairage public est inexistant, les trottoirs complètement défoncés, des nids-de-poule dans de nombreuses rues et ruelles, des dos-d'âne improvisés par l'incivisme des habitants, deux souks de fruits et légumes sales, dont les locataires jettent les détritus comme bon leur semble. A 17h, à la fin du marché, les marchands abandonnent leurs fruits et légumes impropres à la consommation à même le sol sans procéder au nettoyage, ce qui a donné naissance à une prolifération de gros rats. Les riverains se sont plaints aux autorités locales et aux élus pour mettre un terme à cette situation désastreuse, véritable problème de santé publique. A ce jour, rien n'a été entrepris. Un urbanisme anarchique, un assemblage de bâti distordu, de maisons, d'entrepôts de garages, une sorte de bricolage urbain, qui s'impose dans l'unité urbaine comme une arthrose, une masse anarchique aux prises incertaines. L'absence chronique de toilettes publiques sanctionne les citoyennes et citoyens pour satisfaire leurs besoins biologiques. En tout état de cause, la ville de Mostaganem a trouvé ses limites. Une ville qui est devenue sans centre ni périphérie, condense la négativité comme jamais : la violence urbaine, le repli individualiste, le vide culturel, l'ennui et l'enlaidissement marquent profondément la cité malgré les milliards que l'Etat a mis à la disposition de ceux chargés de mener une politique de bonne gouvernance. Le c?ur de la ville a grandement besoin d'un pacemaker pour redémarrer sur des bases saines. La population se pose la question : «quand les autorités locales et les élus mettront-ils fin à la laideur, la monotonie et l'anomie de leur ville' ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N Malik
Source : www.lnr-dz.com