Mostaganem - Revue de Presse

L’ensablement du port de pêche dénoncé à l’APW de Mostaganem



180 milliards au fond de l’eau à Sidi Lakhdar es élus de l’APW de la wilaya de Mostaganem ont tiré la sonnette d’alarme face à l’ensablement continu du port de pêche de Sidi Lakhdar, contre lequel 180 milliards ont été engloutis, mais en vain. Cet important projet mort-né est désormais placé sous les feux de la rampe par les élus de l’APW, et ce, depuis la réunion en fin de semaine écoulée, de la commission chargée au sein de cette institution, du dossier de la pêche. Durant cette séance, certains élus n’ont pas manqué de s’interroger sur le devenir de ce port et réclament l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités, qui font que pas moins de 180 milliards de centimes ont été engloutis dans ces eaux, sans pour autant contribuer à l’essor de la wilaya, particulièrement en matière halieutique. Selon eux, le site choisi se trouve dans l’axe naturel des courants sablonneux, ce qui a pour effet d’encombrer la passe d’entrée-sortie du port par le sable ramené par les vagues. C’est d’ailleurs l’avis de nombreux professionnels de la pêche, selon lesquels, les sardiniers et autres chalutiers ont énormément de mal à entrer rentrer au port d’attache, en raison de son faible tirant d’eau quand ces bateaux ne touchent pas carrément les fonds. C’est du moins la mésaventure vécue par le patron d’un chalutier, qui a mis près de 7 heures à se décoincer de cette nasse. Il faut donc draguer cet afflux continu du sable à partir du large, pour maintenir un tirant d’eau de plus de 6 mètres en moyenne, mais à quel prix? Selon des sources fiables, cette opération reviendrait à plus d’un milliard de centimes par an, d’autant qu’au bas mot le dragage du port se traduirait par l’enlèvement de plusieurs millions de mètres cubes de sable par an, auxquels il faudra trouver un dite de dépôt à terre. Selon un expert, que nous avons contacté à propos du port de Sidi Lakhdar, ce phénomène naturel qui est incontournable, résulte des courants marins créés par le vent d’est (Chergui) et qui accumulent le sable vers l’intérieur de bassin, en obstruant l’entrée. Un phénomène que faciliterait la configuration actuelle de l’infrastructure, selon la même source. Certains professionnels estiment que pour sauver ce port, il faudrait procéder au prolongement de la jetée, pour couper l’axe du mouvement sablonneux et multiplier les opérations de dragage à longueur d’année. Officiellement, apprend-on, une étude est lancée pour sauver ce port de l’ensablement. Pour rappel, les travaux y ont débuté en 1997. Le projet inauguré en 2004 par le président de la République, comprend une jetée principale de 610m linéaires (M/L) et une autre dite «secondaire», ainsi que d’un quai de 140 M/L et d’un appontement de 89 M/L. Ce port de pêche est censé accueillir, en plus des bateaux de plaisance, 106 embarcations réparties entre 18 chalutiers, 32 sardiniers et 56 petits métiers, avec à la clé la création de 2.388 emplois pour une production halieutique de plus de 3.000 tonnes/an. Selon le rapport de la commission APW, seuls restent 9 sardiniers, dont 6 hors wilaya et 14 petits métiers, les chalutiers ayant préféré émigrer vers le port mixte de Mostaganem. Quant au port de Sidi Lakhdar, il n’accueille plus que les amateurs de libations à partir de 18h00… Lakhdar Hagani
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