Mostaganem - A la une

L'accès gratuit aux plages n'est pas de mise



Une situation insupportable pour les estivants qui n'en peuvent plus.L'accès à de nombreuses plages est devenu payant. Que ce soit de façon directe à travers la demande de s'acquitter d'un droit d'entrée, ou de façon indirecte en faisant payer toute une série de prestations qui conditionnent de fait le droit de s'installer à un emplacement. Des pratiques qui s'opposent à la loi qui garantit l'accès gratuit à la plage. Le non-respect de la loi qui assure normalement l'accès gratuit à la plage, ou le contournement de la législation par des voies détournées sont des problématiques récurrentes depuis des années.
Une situation insupportable pour les estivants soumis à ce diktat et qui n'en peuvent plus, mais préférant abdiquer que d'avoir affaire à ces individus qui ne reculent devant rien pour vous soutirer votre argent quitte à utiliser la manière forte, le cas du parkingueur ayant tué un père de famille l'année dernière est toujours dans les esprits. C'est un véritable rush que celui constaté au niveau des plages de Mostaganem en ce début du mois de juillet, période des congés et des vacances scolaires. On vient de partout pour profiter des plaisirs de la mer. Sable chaud, soleil et baignades jusque tard dans la soirée. Le mercure atteignant 36 °C, la mer est tout indiquée pour se rafraîchir en plongeant dans cette eau toute bleue et accueillante et y faire quelques brasses. Mais avant de fouler de ses pieds ce sable chaud et goûter à ce plaisir, on doit payer. Payer pour tout.
On doit compter entre 1500 et 2500 DA, une sorte de dîme qu'on doit verser aux exploitants illégaux des lieux. À l'arrivée, vous êtes "pris en charge" par des jeunes qui vous orientent pour vous garer. Sacoches en bandoulière, un gros bâton à la main, ils exigent des "droits de parking" de l'ordre de 150 à 200 DA. Si vous refusez de payer, là aussi, vous êtes "pris en charge" par un autre individu, visiblement le chef, qui vient exiger son dû sous peine de représailles, ou alors il vous "ordonne" de quitter le parking improvisé, devenu sa propriété. En famille, vous ne pouvez pas tenir longtemps et vous cédez, préférant éviter les problèmes.
On se dit que c'est bon et qu'on a payé, mais en arrivant sur la plage avec votre équipement pour planter votre parasol, placer vos chaises et votre table, un autre arrive pour vous empêcher de le faire là où vous voulez, les places étant, selon lui, réservées. Il vous propose, cependant, de vous louer une table, chaises et parasol pour, selon les endroits, la "modique" somme de 3000 à 4000 DA. L'autre arrêté ayant trait à la gratuité de l'accès aux plages est lui aussi bafoué sous le regard impassible des patrouilles pédestres des agents de police ou de gendarmes qui sillonnent les plages.

E. Yacine
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