«Mon devoir, inculquer aux joueurs l’amour du travail»
En prenant le risque de répondre positivement à l’appel du club sigois classé bon dernier, à la 8e journée de l’aller avec un seul point au compteur, cet entraîneur et formateur au bagage scientifique composé d’un savoir et d’un enseignement méthodologique de cycles, micro-cycles et méso-cycles, savait pertinemment que seul un travail sérieux et quotidien aboutirait inévitablement aux résultats jugés prévisionnels dès le départ. La preuve est là, jugez-en : depuis la 1ère journée du retour et jusqu’à cette récente 26ème journée du championnat de la division «Inter-régions/Ouest». Le leader, l’ES Mostaganem a récolté 23 points à l’issue de 11 matchs joués (retour) et seule la JS Sig a eu l’honneur d’enregistrer pour la même période un nombre impressionnant de 22 points. Rencontré pour un entretien, Benchadli, très courtois, s’est plié à nos questions.
- M. Djamel, avez-vous atteint votre objectif ?
- Oui, je pense que le maintien est pratiquement assuré. Toutefois ma tâche n’est pas encore terminée étant donné qu’il nous reste à disputer quatre derniers matchs.
- Vous voulez clôturer en beauté, c’est ça ?
- Nous voulons, à juste titre d’ailleurs, poursuivre notre mission jusqu’aux 90 dernières minutes, avec la même rigueur et le même sens de la responsabilité.
- Qu’avez-vous impulsé au groupe, pour arriver à cette ascension fulgurante ?
- Je ne saurai vous cacher qu’au début, la mission était très dure et l’objectif du maintien paraissait impossible. Après une longue réflexion et constatant que les joueurs possédaient des potentialités techniques appréciables et surtout qu’après huit journées, le championnat était long, j’avais donc décidé de responsabiliser chacun de mes joueurs. En sensibilisant l’effectif et en leur faisant part de mes convictions basées sur l’amour d’un travail sérieux j’avais acquis leur confiance et leur dévouement.
- Et l’environnement du club, a-t-il suivi ?
- Sachez que les dirigeants sont tous, des jeunes très dynamiques et dévoués pour leur club, et surtout le secrétaire, M. Doi Abdelkader qui vit en permanence avec l’équipe. En quelques mots, tous étaient debout avec la JSS.
- Quels constats aviez-vous relevés au départ ?
- L’on sentait que les joueurs avaient perdu le goût de jouer, surtout après la malencontreuse affaire du match USR - JSS. Le manque de confiance et la peur de mal faire se lisaient sur leurs visages.
- Quelle a été votre première décision ?
- Etablir un programme méthodologique très chargé étalé d’urgence en méso-cycles. Je visais dans un premier temps à élever le degré de motivation des joueurs et ceci par un contact quasi permanent et surtout par la communication très ouverte. Cette dernière m’a été très bénéfique et a demeuré un outil principal dans mon travail.
- Citez-nous vos éléments clé M. Djamel ?
- Tous les résultats obtenus, l’ont été grâce au sérieux et à l’abnégation des joueurs qui s’impatientaient de se retrouver aux séances d’entraînement. Nous avons de bonnes individualités telles que Abdi, Benekrouf, Gourchal, Bakhbakh, Zerrouki M., Boulefad, Benkouider, Bettahar, Lagueb etc...
- Retrouverons-nous Benchadli en 2008-2009 à la JSS ?
- Honnêtement, mon souci actuel est de terminer la saison avec un bon classement et après nous verrons ce que nous réserve le destin.
- Le dernier mot M. Djamel ?
- D’abord je remercie votre journal pour l’intérêt porté aux clubs. Ensuite, je dirai qu’il est primordial que tout un chacun puisse participer au redressement et au développement du football national qui est bien bas depuis plusieurs années. Un dernier souhait, celui d’une nouvelle et urgente réforme du sport en général et du football en particulier. Merci à vous.
Nordine Benouda
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com