Mostaganem - Revue de Presse

« Je ne veux pas être Président... juste un candidat »



« Je ne veux pas être Président... juste un candidat »
Et si tout ce qui vous a été dit à propos de l'élection présidentielle 2009 était juste une 'uvre de racontars vipérins, de crieurs au loup ; un verbiage de « masseuses de bains maures ». Que ce scrutin qu'on s'évertue à vous présenter comme étant d'ores et déjà « fermé », souffrant terriblement du « désintérêt populaire », boycotté par les « perles rares » de l'opposition ou les « poids lourds » du complexe polico-militaire algérien, n'était, en réalité, que vulgaire manipulation orchestrée par les aigris des médias et les déçus de la politique, afin de discréditer l'échéance d'avril 2009. Car, à bien considérer le sérieux avec lequel l'administration appréhende le processus électoral en cours, les engagements pris par les hautes autorités d'organiser une élection « transparente et honnête », le trop-plein de candidats déclarés (ils sont 7 pour le moment : Hanoune, Zeghdoud, Touati, Rebaïne, Haddef, Bouacha, Belaïd) et d'autres sont en voie de l'être, autant de faits qui plaident en faveur des promoteurs de la fable démocratique. Mais aussi investie que pouvait l'être la machine électorale et son bras armé, l'appareil administratif, elle sait tout également se montrer rédhibitoire. La mésaventure vécue mardi au ministère de l'Intérieur par un des soupirants à la magistrature suprême, le candidat Zerroug Rachid ' illustre inconnu, on vous le concède ' renvoie les mauvais conteurs à leur mauvaise fable.« Conformément à la loi électorale, je me suis présenté devant la direction des libertés publiques (ministère de l'Intérieur) pour retirer les formulaires de souscription des signatures (des électeurs), mais quelle fut ma surprise en apprenant de la bouche même du premier responsable de ce département que les imprimés en question n'étaient pas disponibles et qu'il fallait attendre la semaine prochaine pour les avoir. Le temps qu'il faudrait pour l'imprimerie de l'armée, occupée ces jours-ci à tirer le numéro de la revue El Djeïch, pour s'occuper des imprimés en question », nous raconte, dépité et ahuri, le candidat. La « douche froide » pour cet officier de la marine marchande, né à Paris et établi à Mostaganem. « Je ne veux pas être président, seulement un candidat. Je veux exercer mon droit constitutionnel », affirme l'ex-secrétaire général du RNC (Rassemblement national constitutionnel), parti converti en Front national démocratique (FND). Pas du tout découragé par les agissements « suspects » de l'administration, Zerroug déclare ne pas renoncer un instant à caresser son « rêve » de devenir' enfin candidat !Et plus si affinité. Dans tout scrutin, il y a du pognon à prendre ' en 2004, les candidats malheureux à la présidentielle ont encaissé 9 milliards chacun comme dédommagement pour les frais engagés durant la campagne ', de l'« aura à gagner » auprès des masses et de généreuses idées à défendre. Zerroug président que ferait-il ' « Je vais restaurer la Constitution de 1996 et sa clause limitative du nombre de mandats, revoir toutes les institutions du pays et donner l'espoir d'espérance aux jeunes Algériens. » Tout un programme, n'est-ce pas '
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