La Présidence enquête sur l’implication de 15 députés
La série de scandales dans lesquels sont impliqués de hauts cadres de l’Etat, prend des proportions jusque-là insoupçonnées après la levée de l’immunité dont disposaient certains walis dont le dernier en date est celui d’El-Tarf.
Dans ce cadre, on laisse entendre ici et là que l’implacable lutte engagée contre la gabegie s’étendra à des ministres de la République. Cependant, avant d’en arriver là, il est question de la probable levée de l’immunité de certains parlementaires impliqués à des degrés divers dans ces scandales en raison des liens privilégiés qu’ils ont établis avec des décideurs parmi lesquels des walis dont les dossiers se trouvent présentement entre les mains de la justice. Selon des recoupements, le nombre de parlementaires impliqués dans des scandales et dont l’immunité sera levée s’élève à 15. Il s’agirait surtout de parlementaires ayant bénéficié de privilèges exorbitants accordés par des institutions bancaires, les impôts et les douanes. Il en est même qui sont mêlés dans des crimes économiques, l’évasion fiscale, par exemple, l’obtention complaisante de crédits ou l’importation de marchandises et leur revente sans dédouanement.
Nos sources assurent que les dossiers concernant ces parlementaires et qui sont pris en main par la Présidence concernent les banques, les impôts et les douanes. Pour ces motifs, les avoirs bancaires de certains d’entre eux ont été gelés après que l’affaire Khalifa Bank eut révélé que des parlementaires ont bénéficié de milliards qu’ils n’ont pas remboursés. Il en est de même concernant l’Union Bank qui a fini par être dissoute sans que lesdits parlementaires ne reversent les deniers publics dont ils avaient profité. Nos sources précisent que les scandales dans lesquels ont trempé ces députés de l’APN ont coûté leurs postes à des cadres et responsables de l’administration locale, des banques, de la justice et des douanes. Démis de leurs fonctions, ces cadres et responsables auxquels il est reproché d’avoir trempé dans des affaires de faux, de corruption et de passe-droit accordés à des députés pour leur faire obtenir de façon illégale des avantages devront rendre compte de leurs actes à la justice. A titre d’exemple, on cite le cas d’un député qui a obtenu de plusieurs banques quelque 800 milliards de centimes. On signale que parmi les banques qui lui ont facilité la tâche se trouve la BNA de Mostaganem auprès de laquelle il a obtenu 350 milliards. Ce qui a entraîné le licenciement du directeur complaisant, le gel des avoirs bancaires du parlementaire concerné et la saisine du tribunal de Mostaganem. Devant l’ampleur du scandale, les observateurs s’attendent à ce qu’un tsunami frappe Mostaganem. Pour assurer leurs arrières à l’approche des échéances électorales, certains des parlementaires mis en cause essayent de se rapprocher des partis politiques considérés comme grosses cylindrées avec l’espoir de se refaire une virginité politique et, le cas échéant, profiter de leur parapluie protecteur.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com