Mostaganem - A la une

"Il faut traiter le mal à la racine"



L'association pour le Rassemblement, actions, jeunesse (RAJ) organise, depuis vendredi dernier, un cycle de débats autour du phénomène de la migration dans tous ses états en Algérie dans le sillage de la célébration de la Journée mondiale du migrant coïncidant avec le 18 décembre de chaque année. C'est la fondation méditerranéenne Djanatu el-Arif, basée à la Vallée des Jardins à Debdaba (wilaya de Mostaganem), qui abrite le séminaire qui se poursuit aujourd'hui.Un public assez nombreux est venu assister à l'événement revêtant d'un cachet national et brûlant d'actualité, ce qui a drainé la masse de jeunes étudiants, jeunes actifs et journalistes de divers médias. Il y avait près de 100 participants à la manifestation scientifique placée sous le thème : "Flux migratoires et phénomène de l'immigration clandestine", état des lieux et perspectives, à travers laquelle, les organisateurs ont tenu à mettre en exergue la dangerosité de la situation impliquant les migrants transnationaux qui traversent le pays, l'Algérie à la fois pays émetteur et récepteur de migrants sur leurs conditions de vie face à un "racisme de plus en plus visible dans la société".
Ce sont trois jours durant lesquels, les membres de l'association décortiquent la problématique du drame humain de l'immigration illégale entreprise par bon nombre des jeunes Algériens à bord d'embarcations de fortune pour rejoindre l'autre rive de la Méditerranée. Au cours de l'ouverture de la rencontre nationale initiée par le RAJ, des débats autour de la politique migratoire algérienne et de la nouvelle loi d'asile ont été animés par les organisateurs avec une interactivité de l'auditoire assez appréciable. En marge de l'événement, Abdelwahab Cherfaoui, président de l'association Rassemblement, actions, jeunesse (RAJ), a déclaré à Liberté que "l'un des objectifs de la manifestation est d'interpeller les plus hautes autorités de la République sur ce phénomène qui a pris des proportions dramatiques à l'échelle nationale pour traiter le mal à la racine en trouvant les solutions à l'échec des politiques de migration". Et d'enchaîner : "Le cadre juridique entourant la migration doit être revu de fond en comble, et par-delà même cet aspect, nous dénonçons l'approche sécuritaire dans le traitement du phénomène des harragas et les rafles organisées des Subsahariens." En présence du vice-président de la Fondation méditerranéenne Djanatu al-Arif, Benhabib Abdelallah, et de bon nombre de juristes, d'universitaires et de spécialistes en droit international, l'association RAJ a, par la voix de son président, dénoncé le manque de perspective et de visibilité pour l'avenir des jeunes diplômés qui sont pris entre le marteau et l'enclume , et dont le seul horizon qui s'offre à eux est, désormais, de tenter l'aventure maritime de la "harga" en l'absence d'une politique publique claire envers cette importante frange de la population.
M. Salah
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