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Guerre au sommet de l'Etat



Guerre au sommet de l'Etat
La situation politique, économique et sociale s'empire de jour en jour sur le territoire tunisien et nos voisins restent impassibles devant cette conjoncture. Des centaines de ressortissants tunisiens riches ont choisi de regagner le territoire algérien pour travailler et vivre en toute sécurité avec leurs enfants tandis que d'autres font la navette dans le but s'approvisionner en vivres pour les rudes jours à venir.La contrebande bat son plein sur la bande frontalière algéro- tunisienne, au vu et au su de tout le monde. Les chauffeurs de fourgons tunisiens ne cessent de faire la navette entre leur pays et l'Algérie pour faire passer de l'essence et le revendre au prix de 4 fois plus cher chez eux. Les Tunisiens fortunés eux séjournent desmois dans les hôtels luxueux deAnnaba,Alger,Béjaïa,Constantine et Mostaganem. Dans ce contexte, il faut savoir que la célébration du 57e anniversaire de l'Indépendance de la Tunisie du 20 mars 2013 avait révélé une réelle division du peuple voisin sur tous les grands dossiers où il a été constaté une flagrante négligence de la commémoration de cet événement qui était passé inaperçu à l'exception des drapeaux de l'emblème national posés à la va-vite par la municipalité de Tunis et une cérémonie austèrequ'avait abrité lepalaisde Carthage à l'occasion de cette célébration. Une seule note de joie est venue de Paris où une esplanade portant le nom de Bourguiba a été inaugurée récemment et juste à côté une stèle érigée représentant le buste de ce leader dans le VIIe arrondissement. Pourtant, cette fête qui devrait susciter, légitimement, fierté et orgueil avait été engloutie dans un silence lourd et quelque peu suspect. At- on ledroit, aprèsplusd'undemisiècle de l'accession du pays à la souveraineté, d'occulter tout un pan de l'histoire ', se sont interrogées certaines personnes questionnées. Il aurait été salutaire pour la présidence de la République d'improviser un programme qui aurait pu avoir pour méritede renforcer la concorde et l'unitédesTunisiens. L'évènement est ainsi devenu par la force des choses un non-évènement. Un non-évènement qui peut porter en lui-même les germes d'une nouvelle discorde qu'on aurait pu s'épargner en cette période d'incertitudes et de doute. Malheureusement l'après révolution tunisienne a fait naître des dérapages, du fanatisme et de la turbulence en sein du pays entier où lesmosquées sont aujourd'hui dans leur majorité, sous le contrôle des salafistes ou des frèresmusulmans qui les utilisent en tant que lieux d'endoctrinement et d'enrôlement de jeunes dans la formation de combattant pour l'idéologie d'une certaine force. L'arrivée de partis islamistes sur la scène politique tunisienne avait faitbasculer lepays dans une intenable pauvreté et une insécurité bien grave. De nouveau, la guerre au sommet de l'Etat enfle etmenace.AzizKrichen, conseiller du président de la République et membre du bureau politique du CPR, avait affirmé sur France 24 que la loi de l'immunisation de la révolution ne passera pas. Le constituant nahdhaoui Walid Bennani avait aussitôt rétorquéque la loiditede l'immunisation de la révolution est en train d'être étudiée par une commission parlementaire. De son côté, Mehrezia Laâbidi, élue nahdhaouie et vice-présidente de l'Assemblée nationale constituante, avait rappelé sèchement Aziz Krichen à l'ordre en lui signifiant que ses déclarations n'obligentque sapersonne. «Seule l'ANCet plus précisément la commission générale de la législation est habilitée à trancher sur cette question et à donner son aval pour l'adoption de ce projet de loi», avait-elle affirmé. Cela rappelle les premières passes d'armes entre le président de la République,MoncefMarzouki, et l'ex-chef du gouvernement, Hamadi Jebali. Pendant sept mois, leur bras de fer avait finipar saborder laTroïka et mettre en faillite le gouvernement au terme d'une longue crise institutionnelle. En fait, ladernière ligne droite, avant les élections de l'automne prochain s'annonce glissante et risquée. Selon certaines infos, leprésidentMarzouki veut briguer de nouveau la présidence de la République. Il sait que lemouvement Ennahdha ne soutiendra plus sa candidature. Lamachine électorale sera lourde àmettre en branle,malgré la pole position que confère la charge présidentielle, explique-t-on. Dérapages, turbulences et fanatisme Le porte-parole d'Al-Massar (Voie démocratique et sociale), Samir Bettaïeb, avait prévenu, dernièrement que la situation sociale critique dans le pays «risque d'exploser à tout moment» à cause de l'aggravation de la crise économique et de la hausse continue des prix. S'exprimant lors d'un meeting à Mahdia, Samir Bettaïeb avait, en outre, souligné que la situation sécuritaire demeure «instable» et «incertaine», notamment après l'assassinat de Chokri Belaïd. En cette phase critique que traverse le pays, il appelle le gouvernement à suivre une «politique claire» pour lutter contre la violence «qui laisse présager une guerre» civile selon lui. Tout en évoquant les difficultés que connaît la région, celui-ci met en garde contre les «risques de disparition » qui menacent le secteur de l'artisanat (plus de 5 000 travailleurs), en raison de la hausse des prix des matières premières et des problèmes de commercialisation.


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