Alors qu'ils sont interdits de circuler dans le cadre de la prévention de la propagation du coronavirus instaurée depuis le 22 mars dernier, l'interdiction prolongée de la circulation a rendu ce créneau, jadis réglementé, bien avantageux pour certains taxieurs.Le tarif d'une place entre Mostaganem et Oran, distante de seulement 80 km, a atteint le prix fixe de 500 da au lieu des 250 da appliqués avant la pandémie ; et les plus téméraires des conducteurs de taxi s'aventurent même vers d'autres wilayas en violant le confinement, en doublant le prix de la course, et en masquant le dispositif de signalement du taxi lorsque le véhicule n'est pas en service.
Les taxieurs (pas tous) justifient ces prix onéreux par le fait, disent-ils, qu'ils reviennent vides de leur destination, et risquent gros s'ils sont interceptés à un barrage routier par les éléments de la gendarmerie.
Outre la mise en fourrière du véhicule, ils sont passibles de lourdes amendes. Ceci, au moment où les taxis clandestins zélés se déplacent sans contrainte, en toute quiétude, et affichent des prix exorbitants. Tandis que les chauffeurs de taxi respectant la réglementation ont, eux, du mal à joindre les deux bouts, en raison de l'étendue de la période de confinement, avec en sus la location de la licence d'exploitation des taxis communément appelée «Moudjahidine», en plus de devoir payer rubis sur l'ongle une année à l'avance ; faute de quoi, le ou la propriétaire de la licence peut venir à tout moment retirer le numéro et le louer au plus offrant. Sans oublier les impôts et d'autres charges.
Concernant les taxis collectifs qui activent en zone urbaine, ils ne s'astreignent pas à la limitation du nombre de voyageurs, sans aucun respect des mesures barrières.
A. Bensadok
Baisse de la production céréalière de plus de 400 000 quintaux
La production céréalière a connu, dans la wilaya de Mostaganem au titre de la saison agricole 2019-2020, une baisse de plus de 400 000 quintaux, a-t-on appris samedi de la Direction des services agricoles (DSA).
La cheffe de service organisation de la production à la DSA, Aouicha Bouras a indiqué, à l'APS, que la production des céréales toutes variétés confondues a atteint 290 000 quintaux, en nette régression par rapport à la campagne moisson-battage de l'année 2018-2019, estimée à plus de 400 000 quintaux. Le rendement à l'hectare a connu également un recul ne dépassant les 10 quintaux contre 18 qx/ha dans la campagne qui l'a précédée, a fait savoir la même source.
Cette régression dans la production et le rendement durant cette campagne est due à la baisse des quantités des céréales récoltées au niveau des coopératives agricoles, c'est-à-dire en deçà de 38 000 quintaux, soit un écart de plus de 40 000 quintaux, par rapport à la campagne 2018-2019.
Mme Bouras a fait savoir que les conditions climatiques étaient défavorables doublées d'une sécheresse et du manque de précipitations enregistrées durant la période allant de septembre 2019 à avril 2020 (230 millimètres), ce qui a affecté négativement la récolte de l'orge et autres variétés de céréales, lesquelles avaient besoin d'une pluviométrie de plus de 350 millimètres.
Les études effectuées par les services agricoles sur les données de la campagne de la saison écoulée font état de pertes d'une superficie de plus de 11 700 ha, soit 25,5 pour cent.
Quelque 4 400 ha ont été reconvertis en fourrages, soit 95% de la superficie agricole cultivée estimée à 46 000 ha, a ajouté la même responsable.
La production des grandes cultures de la wilaya de Mostaganem connaît, depuis deux saisons (les campagnes précédentes), un recul faute d'irrigation d'appoint et manque de pluviométrie, a-t-on souligné.
APS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abder Bensadok
Source : www.lesoirdalgerie.com