Mostaganem - A la une

Evocation



Evocation
Le mouvement sportif national en général, et les amoureux du jeu à onze en particulier, n'ont sans doute pas oublié le maître des entraîneurs algériens, Abdelhamid Kermali, qui s'est éteint le 13 avril 2013 à l'âge de 82 ans, des suites d'une longue maladie. Natif d'Akbou (W. de Bejaïa), le 31 avril 1931, le «cheikh» a été un des plus grands joueurs du pays.Il a été découvert dans un des terrains vagues de Sétif (un terreau fertile), par l'autre icône de Aïn Fouara, Ali Benaouda. Ce dernier, plus connu sous l'appellation de «Layass», est à l'origine de l'éclosion d'une grande partie des joueurs sétifiens qui ont porté les couleurs l'USMS et de l'ESS. Ses qualités de footballeur ont vite attiré l'attention des recruteurs français, à la recherche de l'oiseau rare. A 22 ans, le virtuose quitte le carcan familial et met le cap sur Cannes où il est évolue pendant deux saisons. La Croisette a été une bonne étape, dans ce sens où elle lui a permis de montrer ce qu'il était capable de faire avec un ballon. Les prestations du petit Sétifien ne laissent pas indifférents les recruteurs de l'Olympique lyonnais.Kermali, qui portera le maillot de Lyon pendant trois années, sera l'autre attraction du championnat français de 1955 à 1958. Ainsi, durant 147 rencontres, le virevoltant joueur inscrira pas moins de 30 beaux buts. En dépit de la concurrence de nombreux joueurs français et étrangers de gros calibre, le Sétifien était considéré comme l'un des meilleurs attaquants de France. Au déclenchement de la Révolution, Kermali tourne, à l'instar de ses camarades de la glorieuse équipe du FLN, le dos à la célébrité et aux feux des projecteurs. Un dimanche 13 avril 1958, Kermali, Arribi (Avignon), Bouchouk (Toulouse) et Mekhloufi (Saint-Etienne) et d'autres encore, mettent le cap sur Tunis où naîtra la célèbre formation du FLN qui sillonnera les stades de différents continents pour porter le message de la révolution algérienne. Au lendemain de l'Indépendance, le maître revient à l'USMS qui rachète son contrat de Lyon.Kermali aurait pu disputer à l'issue de la première saison sportive (1962-1963) de l'Algérie indépendante une inédite et historique finale de coupe (ESS-USMS) mais l'ES Mostaganem en décide autrement lors de la demi-finale. Surnommé le Héléno Herrara algérien, le technicien qui est par la suite devenu, en matière de stratégie, un pionnier, est bardé de titres. Kermali qui a travaillé dans de nombreux clubs algériens, a également exercé en Tunisie, Libye et aux Emirats.Le cheikh qui a gagné des titres avec ses deux amours l'ESS et le MCA est, pour l'heure, le seul coach à avoir offert à l'Algérie une coupe d'Afrique des Nations. Malgré les «coups» reçus à la suite de la débâcle de Ziguinchor (Sénégal), il est resté un grand ami des journalistes qui ne l'oublieront jamais (contrairement à beaucoup d'autres ?hommes publics' allergiques à la moindre critique). En somme, le souvenir du cheikh qui a rendu d'énormes services à la nation, est éternel. Merci, maître, repose en paix !


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)