L'ESM, considérée jadis comme l'une des équipes les plus talentueuses du football algérien, est en train de sombrer au point où elle risque la disparition pure et simple. Un club, jadis géré par des notables et des hommes qui éprouvaient la fierté d'être «Espérantistes», est devenu un objet et un centre d'intérêts de certains inconscients. Aujourd'hui et au vu de ce qui se trame dans son environnement, on a l'impression que l'ESM n'existe pas. Pire encore, de nombreux observateurs sont unanimes pour dire que l'Espérance s'apprête à vivre des moments pénibles et il sera très difficile, à la famille du club, de remettre de l'ordre dans la maison pour rallumer la flamme, éteinte depuis le recul des dirigeants dévoués à la cause des «Vert et Blanc». Les raisons de ce désastre sont multiples.A titre d'exemple, l'ESM a été incapable de se classer parmi les huit premiers en DNA Ouest afin de profiter de l'accession en Ligue 2. Certes, le président Charef Bencheni a commis des erreurs de gestion, mais il faut reconnaitre qu'il a été trahi par certains anciens joueurs, certains pseudo-managers et abandonné par des dirigeants et les autorités locales. Là, Charef Bencheni a commis l'erreur de faire confiance à des managers connus sur la place publique, et à des proches collaborateurs qui ne se soucient que de leurs intérêts. Une partie du public espérantiste, manipulé par certains membres de l'assemblée générale, ont comploté contre la venue de l'ancien joueur et ancien président du club, Abdelkader Kheirat, quand celui-ci a émis le v?u de reprendre les rênes du club. La situation est à présent très critique.
Autant dire que l'ESM vit actuellement l'une de ses périodes les plus noires de son histoire. Et l'on se demande où sont passés ceux qui avaient pris en otage l'ESM à des fins politiques et ceux qui l'ont exploité à des fins personnelles. Certains anciens dirigeants, intérêt oblige, ont pris la décision de s'investir dans les clubs voisins, alors que d'autres ont préféré s'éloigner pour assister à la mort lente du club.
On a l'impression que personne ne respecte ni l'histoire de club, ni son palmarès, ni encore moins ses grandes figures emblématiques qui ont son renom. Aujourd'hui, n'importe qui est vient endosser le maillot «Vert et Blanc», vêtu jadis par les Ould Moussa, Ould El-Bey, Kheirat, Zidane, Maouche, Soudani, Osmane, Ben Mohamed et les autres. L'ESLM est également l'un des premiers clubs algériens à avoir misé sur la filière étrangère en engageant les Yougoslaves Gabrinovitch et Popov. « Un peuple qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture ressemble à un arbre sans racines », dit un proverbe. C'est qui se passe à l'Espérance de Mostaganem, un club qui a contribué, il faut le souligner, de façon significative dans la Révolution algérienne où de nombreux joueurs sont tombés au Champ d'honneur.
En somme, la situation actuelle exige une mobilisation rapide de tous les Espérantistes, toutes couches confondues, pour sauver un club qui a défrayé la chronique face aux grands clubs tels que le CRB, le MCO, l'ESS, l'USMA et le MCA.
C'est le moment de se retrousser les manches car l'ESM n'a plus le droit de tomber aussi bas. Là, le DJS et les Autorités locales doivent intervenir pour débloquer la situation comme cela se passe chez les autres clubs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Zeggai
Source : www.lequotidien-oran.com