Mostaganem - Revue de Presse

En raison d’une imposition excessive



10.000 commerçants exercent dans l’informel Selon des sources concordantes, il y a 10.000 commerçants qui exercent dans le circuit informel à travers la wilaya de Mostaganem. Ceci fait que l’évasion fiscale s’élève à plusieurs milliards et que le manque à gagner, pour les communes, est tout aussi important. Devant l’ampleur prise par ce phénomène, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer l’absence sur le terrain des organes de contrôle et des mesures coercitives à même d’endiguer le fléau. Chose curieuse dans cette affaire, selon des informations, la plupart des 10.000 commerçants, exerçant actuellement dans l’informel, détenaient des registres de commerce avant de déclarer officiellement la cessation de leurs activités commerciales et exercer en marge de la loi. Approchés et interrogés, certains commerçants de cette catégorie n’ont pas hésité à mettre en cause l’exagération des impôts au point qu’il devient impossible pour certains d’y faire face et de s’en acquitter. C’est, dans tous les cas, ce qu’avoue un privé qui exerce comme dépanneur, qui n’arrive pas à gagner de quoi faire vivre sa famille, qui se considère comme chômeur déguisé et qui a été fort étonné de se voir réclamer pas moins de 800 millions de centimes comme impôts. «Soumis à de telles exagérations, de nombreux commerçants ont renoncé à leur registre de commerce pour exercer dans le noir. Ceci fait que la plupart des commerces ayant récemment ouvert ne détiennent pas de registres de commerce», assurent nos sources. A signaler, à ce propos, que ni la DCP ni la direction du registre de commerce n’arrive à maîtriser le nombre réel de commerçants et qui dépassent en réalité de loin les 16.000 déclarés. Cette lacune est essentiellement imputable, selon ces mêmes sources, au fait que si le recensement se fait au niveau des chefs-lieux des communes, les commerçants exerçant dans les agglomérations éparses et autres douars ne sont pas accessibles. Pendant le Ramadhan, le phénomène prend des proportions inquiétantes au point que tous les espaces, trottoirs compris, sont squattés sans que les services en charge de ce dossier ne bougent le petit doigt pour, à la fois, faire cesser ces pratiques et protéger les consommateurs des risques auxquels ils sont exposés en ingurgitant des produits impropres à la consommation. D’autre part, mettant à profit ce mois sacré, la plupart des locaux se transforment, comme par enchantement, en commerces de douceurs prétendument orientales et autres boissons. Plus grave encore, la prolifération des commerces informels et l’anarchie qui caractérise sa pratique rendent plus pénible encore la circulation piétonne et automobile déjà difficile. Dans cette véritable jungle, le commerce du pain, n’échappe pas à la pratique et ce en dépit de son interdiction par arrêté de M. le wali. Ainsi aussi, l’on constate qu’il n’y a pas que les produits alimentaires, effets vestimentaires et ustensiles qui soient exposés à la vente. L’anarchie favorise aussi la vente de produits prohibés. Arrouche Mansour
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