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ELLES VIVENT A TIGDITT DANS LA PEUR ET L'ANGOISSE PERMANENTE



ELLES VIVENT A TIGDITT DANS LA PEUR ET L'ANGOISSE PERMANENTE
Une maison située à l'antique cité de Tigditt, en plein c?ur de Mostaganem, a été frappée par les dernières intempéries hivernales ces derniers jours. Alerté par l'effondrement partiel du toit de l'une des chambres du haouch traditionnel, le journal Réflexion s'est rendu sur les lieux afin de se rendre compte de visu de la catastrophe humanitaire qui plane sur deux familles de huit membres, à leurs têtes deux femmes veuves et avec peu de ressources financières !De nouveau le vieux bâti de la ville de Mostaganem est au devant de l'actualité locale en pleine saison hivernale et les intempéries qui mettent à mal plusieurs quartiers de la vieille ville, et notamment le vieux bâti de Tigditt qui périclite et tombe en ruine à vue d'?il! Mettant en danger des centaines et des centaines de familles aux revenus modestes et sans recours pour se loger dignement et sans risque. C'est malheureusement le cas de cette dame qui nous a accueilli dans son ?'haouch'', très angoissée après l'effondrement partiel du toit de sa chambre où dorment habituellement ses enfants, très exigüe, ce lundi dernier le pire aurait pu arriver si ce n'était l'absence de ses enfants au moment de l'incident qui choqua toute la famille. Des craquements se faisaient entendre au début, comme des prémices d'alerte des occupants, puis quelques secondes après le plafond cède partiellement rongé par les infiltrations de l'eau de pluie, fruit des dernières précipitations de ce début de mois de mars. Hadja Kheira HAIDAS, veuve de feu MEFTOUH Beghdad, habitante de cette bicoque précaire qui menace ruine sise à la rue 28 N° 12 à Tigditt, nous confie son histoire sur un ton angoissé et désespéré : « Je suis mère de quatre enfants, démunie, j'ai adressé deux lettres recommandées aux services du logement, une au Chef de Daïra de Mostaganem, et l'autre à M. le Wali Temmar, avec deux reçus d'accusé d'envoi datés du 15/02/2016, et j'attends sans réponse jusqu'à présent ». Interrogée sur d'éventuelles demandes de logements, elle répond par l'affirmatif, un dossier de demande de logement social a été bel et bien déposé sous le N°. 1281... en 2002 ! Des années d'attentes et elle n'a rien vu venir comme proposition de relogement, dans le cadre de la résorption de l'habitat précaire (RHP). L'incident est survenu en plein orage alors que ses quatre enfants, étaient à l'extérieur de l'habitation. Par la suite, les occupants ont constaté des dégâts matériels sur les murs, principalement des fissures et craquèlements bien visibles. Lors du recensement des demandeurs de logements de Tigditt, "le comité de quartier n'a pas inscrit les deux familles pour l'attribution des logements sociaux". Selon la mère de famille, la deuxième mère de famille Rachek Wahiba, veuve également menacée par cette catastrophe annoncée souffre de mal-logement. Elles sont menacées d'être ensevelies par l'effondrement de leurs haouchs craquelés. Des fissures béantes sur la dalle supérieure ainsi que sur les murs et les piliers apparaissent. Ces deux familles qui passent les nuits hébergées par leurs voisins, lancent un cri de désespoir aux autorités locales et surtout au Wali de la wilaya pour les sortir de cette pénible situation.


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