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Deux ans de prison pour deux adeptes



Deux ans de prison pour deux adeptes
Les policiers ont, en enquêtant sur une telle affaire, procédé à la saisie des quittances de paiement prouvant la collecte des fonds.Deux membres de la secte Al Ahmadiya ont été condamnés en fin de semaine à deux années de prison ferme et à une amende de trois millions de dinars. Les deux mis en cause, jugés par le tribunal d'Es Sénia, ont été accusés de création d'association du mouvement El Ahmadiya et de collecte illégale de fonds. Dans cette affaire, le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs s'est constitué partie civile. Dans leurs déclarations lors de leur procès, les deux mis en cause n'ont pas totalement réfuté les faits qui leur ont été reprochés en expliquant avoir pris connaissance dudit réseau en surfant sur la Toile, très précisément par le biais des réseaux sociaux. C'est ainsi qu'ils ont pris l'initiative de mettre en place leur association illégale, la baptisant «Ahmed El Kheïr». Activant clandestinement, les deux adeptes de la secte se sont, selon les faits contenus dans l'acte d'accusation, mis dans leur besogne en passant à la collecte des fonds. D'ailleurs, une importante somme d'argent a été collectée avant de l'expédier au «chef» ayant élu domicilie principal de la secte dans la wilaya de Blida. Les deux mis en cause, accablés par des preuves palpables, n'ont pas estimé juste de nier les faits pendant aussi bien les premiers rounds de l'enquête que lors de leur jugement. D'ailleurs, les policiers ont, en enquêtant sur une telle affaire, procédé à la saisie des quittances de paiement prouvant la collecte des fonds. La secte Al Ahmadiya, une réalité à prendre en compte en luttant contre son expansion ou à bannir comme s'il s'agit d'un simple fait divers' Il n'y a pas lieu de nier l'existence d'une telle chapelle qui active au nom de la religion tout en occupant des espaces susceptibles d'être porteurs, notamment sur le plan de l'endoctrinement et du grossissement de ses rangs. Dans le tas, ses membres actifs ne chôment, pas quitte à utiliser tous les moyens dont les nouvelles technologies et les techniques d'information. Ces dernières sont donc exploitées dans l'apologie des crimes perpétrés au nom de la religion dans le cadre des prêches sectaires. Les services de sécurité sont eux aussi sur le qui-vive en faisant face au délit général et à une telle «invasion» d'une nouvelle religion venant d'Asie, la secte Al Ahmadiya. C'est ce que révèlent les bilans et les conclusions du 2e Commandement régional de la Gendarmerie nationale. Tout récemment, les éléments de ce corps de sécurité ont interpellé quatre personnes en flagrant délit de pratique des rites de cette nouvelle religion. Idem à Mostaganem, où cette wilaya a été choisie par des membres de cette secte pour faire l'apologie de leurs prêches encourageant l'adhésion citoyenne. Dans la wilaya de Mostaganem, les hommes en tenue verte ont sévi en procédant à l'arrestation de six individus membres d'un réseau sectaire composé de neuf personnes. Une telle opération a été menée dans les communes d'Aïn Tédlès et de Achacha. Un tel réseau démantelé est guidé par le chef natif de la wilaya d'Oran. Les mis en cause ont été remis entre les mains de la justice pour apologie des projets et idéaux des membres d'une telle secte. L'Algérie connaît-elle une dissension relative du phénomène sectaire' Le risque zéro n'existe pas et n'a pas lieu d'exister. C'est ce qu'a laissé entendre le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, lors de l'une de ses sorties médiatiques en affirmant: «Nous vivons une nouvelle époque. Nous vivons une vraie invasion sectaire.» Il a ajouté: «Nous vivons une déstabilisation qui concerne l'Algérie mais aussi la région.»
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