Mostaganem - A la une

Des plagistes munis de gourdins pour vous accueillir



Tourisme dites-vous ' Et en tant que perle de la Méditerranée, vous la voyez cette ville aux plages confiées à des caïds '! C'est à soulever la risée de ceux qui ont eu l'occasion de voir des plages au-delà de Marsat Ben Mehidi et de Tarf.
Mostaganem, quelque 120 km de côte, des plages sablonneuses, rocheuses, un joli panorama, un soleil à faire envier les scandinaves, mais c'est tout. Car à la descente du véhicule, ce n'est pas un plagiste qui vous accueille, mais un gredin qui vous reçoit, non pas avec le sourire, plutôt avec une gourde à la main. Une image qui ne semble en aucun cas choquer ces responsables maintenus à la tête d'un secteur portant un nom aussi gros que le tourisme. Et on sait pourquoi cela n'offusque point ceux qui sont censées veiller sur l'état et le climat morose sur nos plages. Chez-nous, quand on se voit un responsable, on ne se mêle pas à la populace dans les marchés populaires et les plages publiques. On se rend aux plages privées comme à Oran, ou à Ibiza, là bas où les plages ressemblent à des plages ! Par ailleurs, dans un endroit comme La Macta, La Stidia, où La Salamandre, ce n'est pas la diaspora bcbg (bon chic bon genre) de nos gouverneurs qui s'y rend. A l'exception d'un saut purement officiel pour le lancement de la saison estivale constaté au début de l'été à la plage de Sidi-Mansour, depuis, les lieux font preuve d'un effacement total des pouvoirs publics. Un état de fait qui laisse libre champ à ces diktats qui ont pris en otage les vacances des simples citoyens. Matraques, gourdins, bâtes de baseball, chaines métalliques, sont autant d'armes blanches qui ne semblent plus interdites. Ce qui est en total dichotomie avec les fausses promesses que le secteur en question lance mensongèrement à chaque début d'été. C'est toujours le même refrain et la même rengaine qui se répète sans cesse : « Tout pour le confort, la sécurité renforcée jour comme de nuit », revient comme un leitmotiv sur la bouche de ces responsables. Néanmoins, ce sont toujours les mêmes conditions qui se répètent à chaque saison. Parkings gérés par des voyous qui vous rackettent même en dehors de leurs espaces, des maitres nageurs recrutés parmi le tas et qui font dans l'absentéisme, des égouts rejoignant la mer comme les fleuves, de sales buvettes et des snacks crasseux, des voyous qui vous interdisent d'implanter votre propre parasol pour que l'on vous soustrait 1.000 à 1.500 DA, et l'on passe. Quelque chose comme un cahier de charge ou comme un contrôle, cela ne relève pas de la conduite des pouvoirs publics. Déjà, les concessions se font dans le vague le plus total. Et de là à revoir l'Etat reprendre le taureau du tourisme par ses cornes, la destination Mostaganem semble à bien des égards perdre de ses plumes. Et en attendant, la maffia des plages a toute l'attitude de rabaisser la côte de Mostaganem dont cette cité s'enorgueillit au passé.
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