
L'ouest du Dahra algérien est réputé pour le brassage et l'imbrication des peuples et des civilisations. Et ce fusionnement a éparpillé traditions, us et coutumes de tous genres. Comme il en a généré ou jumelé d'autres d'ailleurs. Hadj Larbi qui a toujours bon pied bon 'il malgré ses quatre-vingts ans - enfin presque- habite aujourd'hui Mostaganem, la capitale de ce Dahra entremêlé. Toutes ses prières, il les accomplit à la mosquée qui n'est pas du tout attenante à son chez-soi, croyez-le. Le vieillard a toujours quelque chose de beau à narrer sur le chemin du retour du lieu sacré. Et c'est ainsi qu'il raconta à ses ouailles, jeunes et moins jeunes, comme il le rappela à ses compères, cette ancestrale façon de demander la main de la future bru. Le cortège des quémandeurs est souvent composé des parents et proches du prétendant. Mais aussi d'une ou de deux de ses s'urs. On n'y va pas les mains vides, bien sûr. Henné, bougies, café, sucre sont de rigueur. Le reste qui orne le couffin est superflu mais montre toujours l'ardeur des demandeurs à conquérir la main quand les familles se connaissent déjà ou la fortune du postulant. Les joyeux youyous des femmes clôturent le « oui ». Mais avant cet historique accord, la future belle-mère pince l'heureuse élue et note toute plainte qui va de la grimace au « aïe ». Et la future belle-fille, connaissant l'épreuve sourira surement. Cet examen donne une idée des performances physiques et morales de la demoiselle. Chez d'autres, la belle maman colle carrément son coude sur la cuisse de la fiancée assise et la prie de lui épouiller la tête ! Et comme les poux manquent sur les têtes, la tradition a disparu et l'histoire ne dit pas si le pincement subsiste toujours.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Réflexion
Source : www.reflexiondz.net