
Une semaine durant (du 29 mai au 4 juin), la peinture et la musique étaient les invités de marque de la capitale des Aurès où des artistes des différents établissements artistiques, écoles des beaux-arts et instituts de musique et leurs annexes de tout le pays ont laissé exploser leurs savoir-faire, sensibilité et génie. Sans distinction ou clivage aucun, aussi bien les confirmés que les intermédiaires et les débutants tous ont eu leur chance.Cette sixième édition du festival itinérant des écoles d'art et des jeunes talents, qui a élu domicile à Mostaganem l'an dernier, revêtait un cachet particulier pour cette 6e édition des Aurès. La présence d'encadreurs et de jury dans les deux disciplines visait à désigner les lauréats et meilleurs ?uvres pour une participation à la manifestation "Constantine, capitale de la culture arabe 2015". Si les artistes ont pour réputation de ne pas aimer se conformer aux règles ni au programme, ça s'est encore vérifié, mais ça n'altère en rien la qualité des prestations fournies aussi bien en palettes qu'en partitions et instruments, puisque, de l'aveu des encadreurs, l'absence des contraintes contribue efficacement à la création d'une atmosphère propice à la création. A ce sujet, les enseignants encadreurs sont unanimes quant à l'atmosphère sereine et propice, mais aussi l'importance de la rencontre et du contact entre artistes. A ce sujet, Karim Sergoua (atelier d'expression multiple) nous a signalé que "cette rencontre est déjà un point amplement positif, puisque elle permet aux artistes de se rencontrer". Et d'ajouter : "Il y a une sorte de confrontation soft entre étudiants qui ont besoin de (se) comparer pour évoluer. Ils et elles sont venus de différents horizons, des fois séparés par des milliers de kilomètres, et c'est toujours une richesse, une vision en plus. Si on parle niveau, il est hétéroclite : aucune homogénéité, et c'est tant mieux. Je n'en suis pas à mon premier festival, et à chaque fois je découvre des perles des quatre coins du pays. Cependant, et ça n'engage que moi, il est préférable que deux rencontres distinctes aient lieu lors des prochaines éditions, l'une pour l'art plastique l'autre pour la musique, car je ne vois aucun intérêt à un tel mélange qui reste stérile." Abdelhamid Belferouni, président du jury volet musique, est d'un autre avis. Pour lui, le contact entre étudiants de différentes expressions artistiques ne peut être que bénéfique, à condition de créer un milieu propice. "Aussi discutable qu'il soit, le bilan reste toujours positif après de telles rencontres, car les résultats viennent après : inspiration, prise de contact, défi, mais aussi et surtout les relations qui vont se nouer après cette manifestation, et je parle en connaissance de cause. Une rencontre c'est toujours une bonne chose, il faut maintenir ce patchwork, peut-être le travailler, mais il faut le maintenir", a-t-il estimé.Par ailleurs, la dernière soirée a été marquée par un nombre important de spectateurs qui ont rempli le petit amphithéâtre, mis à l'occasion à la disposition de l'institut régional de la formation musicale de Batna. Ce festival a tenu toutes ses promesses et a vu l'émergence de talents qui promettent. Rendez-vous est pris pour Cirta 2015.R HNomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Hamatou
Source : www.liberte-algerie.com