C'est après demain vendredi que sera donné le coup de starter du premier
championnat professionnel «Ligue 2» de toute l'histoire du football national.
Les trois premiers accèderont en Ligue 1, alors que les deux derniers du groupe
rétrograderont en division Nationale amateur.
Ce qui nous autorise à dire que ce championnat s'annonce très disputé et
difficile pour les seize sociétaires de ce groupe dans la mesure où l'on compte
pas moins de dix prétendants à l'accession à l'étage supérieur.
Pour les autres, il est évident
et légitime que chaque formation entamera la compétition avec la ferme
intention d'éviter les affres de la relégation. Dans cette analyse, nous avons
tenté de procéder à une classification par rapport aux ambitions des uns et des
autres en prenant en considération certains paramètres comme le recrutement, la
qualité de la préparation d'avant saison, la stabilité, les moyens humains et
financiers, etc. Certains formations, selon les déclarations de leurs
dirigeants, évoquent l'accession, mais se sont-elles préparées en conséquence ?
Là est toute la question.
NAHD-CAB-MOC-CSC: confirmer le statut de favori
Ces quatre équipes sont considérées comme les postulants à la Ligue 1,
mais ce ne sont que des suppositions, car la réalité du terrain pourrait donner
lieu comme à l'accoutumée à des surprises. Le NAHD de l'entraîneur Kourdi aura
été l'un des premiers clubs à avoir repris du service avec plusieurs stages.
Ceci prouve que le Nasria a l'intention de retourner le plus tôt possible parmi
l'élite qu'elle avait quittée la saison passée. C'est dans les cordes du NAHD
qui a tout de même réussi à garder une certaine sérénité malgré les déboires de
la relégation.
Idem pour le CA Batna qui s'est donné quand même les moyens de sa
politique en engageant des joueurs chevronnés. Les Cabistes, contrairement à
leurs voisins du Mouloudia, ont tout de même bien géré leur intersaison ce qui
a permis aux dirigeants de se montrer quelque peu optimistes quant à l'avenir
de leur club dans cette division.
Pour sa part, le MOC semble avoir retenu les leçons du passé. Les responsables
mocistes, compte tenu de quelques mauvaises expériences avec les entraîneurs
locaux, ont misé cette année sur la piste étrangère en confiant la barre
technique au Brésilien Joan Augusto Alves. Les Constantinois du Mouloudia
viennent d'effectuer deux regroupements en Tunisie et ont terminé leur second
stage en laissant bonne impression lors du match amical contre l'équipe
nationale centrafricaine, prochain adversaire de l'EN. Chez le voisin, le CSC,
avec la venue des nouveaux dirigeants, il semble bien parti pour renouer avec
son passé comme en témoignent les moyens mis en place et le recrutement
d'éléments chevronnés comme les Hamadou (ASO), Yacef (MSPB), Nasri (MCS),
Bensaci (CAB)… Le nouveau coach El Hadi Khezzar n'aura que l'embarras du choix avec
notamment l'éclosion de quelques jeunes talents dont on dit le plus grand bien.
Chez les Sanafirs, on est persuadé que c'est la saison du Chabab, alors il ne
reste qu'à confirmer ses prétentions sur le terrain.
PAC-RCK: éviter de brûler les étapes
Comme à son accoutumée, la stabilité de l'équipe dirigeante demeure la
force principale de cette équipe du PAC qui n'a pas changé sa philosophie en
comptant sur les jeunes, dénichés suite à de nombreuses prospections. Pour
mieux gérer ses talents à l'état brut, les responsables du PAC ont engagé
Ibrir, l'ex-sélectionneur des U17, pour mieux s'investir dans sa nouvelle
politique. Cela ne veut nullement dire que les pacistes se contenteront de
faire de la figuration, au contraire les «Jaune et Bleu» sont déterminés à
aller bousculer la hiérarchie et nous faire découvrir de nouvelles perles à
l'image des Djediat, Tedjar et El Orfi. C'est presque la même vision chez le
Raed de Kouba comme en témoigne la venue de Medjahed Nabil (ex-coach de
l'ASMO). A cet effet, les responsables du RCK souhaitent que le public ne soit
pas trop exigeant afin de permettre aux jeunes d'évoluer dans un contexte
favorable leur permettant d'étaler leurs grandes qualités. A Kouba, on évite de
brûler les étapes, mais on est décidé plus que jamais à jouer les
trouble-fêtes.
MSPB-ASMO:rattraper le retard perdu
La situation qui prévaut actuellement au sein du Mouloudia n'incite guère
à l'optimisme avec cette crise financière qui a débouché sur une grève de
nombreux joueurs. C'est donc mal parti pour le MSPB qui risque de payer cash
les conséquences de la crise financière qui a secoué le club et la mauvaise
préparation d'avant saison. C'est la même remarque qui s'impose pour les
asémistes qui ont perdu du temps dans la prospection en faisant appel à des
joueurs ne répondant pas aux critères techniques pour évoluer au sein de
l'ASMO. La preuve, pratiquement tous les éléments mis à l'essai ont été
libérés. Le retard dans la préparation risque de porter préjudice à l'équipe à
moins que l'enthousiasme de ses jeunes et l'expérience des autres ne comblent
ce déficit en attendant que l'équipe retrouve ses marques et confirme son
statut de prétendant à l'accession, c'est en tous cas la mission de Kioua, le
nouveau responsable technique.
ESM-USB: des changements à tous les niveaux
Ces deux formations ont un point commun, c'est le changement qui a été
intervenu dans les staffs technique et dirigeant. Les conflits internes ont
failli coûter cher à l'Espérance n'était-ce la bonne volonté de quelques
dirigeants qui ont eu le mérite de déposer le dossier de professionnalisme et
remettre l'équipe sur rails. Avec Djerradi (ex-WAM) à la barre technique et le
recrutement de quelques nouveaux éléments, les Mostaganémois de l'ESM sont-ils
en mesure de tenir le coup et rééditer leurs exploits des deux années écoulées
? C'est la même question qui se pose pour l'USB qui avait défrayé la chronique
dans un passé récent. Avec les ambitions des responsables, l'USB est considérée
comme l'une des formations, appelée à jouer les premiers rôles dans cette
compétition avec un entraîneur comme Mechiche qui n'est plus à présenter.
USMBA-CRT-SAM-JSMS: beaucoup d'appréhension
Ces quatre clubs, si l'on croit certaines informations, n'ont pas été
convaincants ni dans la préparation, ni encore moins dans la qualité du
recrutement. A l'USMBA, le désormais ex-coach Yousfi Kada a été limogé pour
être remplacé par le Mostaganémois Osmane qui a hérité d'une lourde
responsabilité. La situation qui prévaut au sein de l'équipe de la Mekerra
n'est guère reluisante avec ces interminables dissensions qui ont à chaque fois
constitué un obstacle pour un club qui a déjà du mal à sortir de sa léthargie.
A Témouchent, les années passent et se ressemblent pour le CRT avec cette
montée au créneau de ses pseudo-supporters qui ont commencé à s'immiscer dans
l'aspect technique ce qui a débouché sur le départ de Bensaoula et remplacé par
Benmechta. On croit savoir aussi que même au sein de l'équipe dirigeante, les
avis sont partagés quant à certaines décisions. Au CRT, où Mezouar (ex-MCO)
vient de signer, les difficultés financières risquent d'être préjudiciables
pour une équipe qui a toujours enfanté de grands joueurs mais sans pour autant
en tirer profit.
Du côté de Skikda, la formation
locale est en proie à de grandes difficultés pour entamer ce premier
championnat professionnel. Le coach Merabat ne sait plus où donner de la tête
compte tenu des problèmes qui ont même perturbé la préparation de l'équipe qui
est, il faut le reconnaître, mal partie pour tenir le coup dans un championnat
où il serait difficile de s'imposer. C'est le cas du SA Mohammadia qui,
confronté à de nombreux problèmes de gestion, doit cravacher très dur pour
éviter toute mauvaise surprise.
Ayant perdu de nombreux éléments clés durant l'intersaison et remplacés
par d'autres nouveaux joueurs qui, selon l'avis de tous les observateurs, n'ont
guère convaincu, le Sari risque l'implosion à moins que les dirigeants ne
mettent tous les moyens en Å“uvre qui permettront de jouer avec la plénitude de
leurs moyens.
OM: un promu à prendre au sérieux
L'O Médéa, le nouveau promu, drivé par l'ex-Harrachi Khaled Lounici, est
à prendre au sérieux comme en témoigne la qualité de la préparation où elle a
rencontré lors des amicaux les ténors de l'élite comme la JSK et le MCA. Les
Médéens n'ont pas lésiné sur les moyens pour engager des joueurs répondant au
profil recherché par le coach Harrachi pour réussir sa première saison dans le
monde du professionnalisme. En tous cas, il faudra désormais compter sur
l'Olympic.
AB Merouana: sans complexe aucun
Pour sa part, l'AB Merouana, véritable révélation de la saison écoulée, a
misé sur la stabilité au sein du staff technique avec le maintien de Bouaârara.
Ceci dit, cette formation dont la force réside dans le fait qu'elle joue sans
complexe face aux ténors de ce groupe, a l'intention de défendre crânement ses
chances pour aller défier les grosses cylindrées.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Mohamed Zeggai
Source : www.lequotidien-oran.com