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Barakate el Hogra ! Donnez-moi mes droits... ABDELLAH 42 ANS, CHOMEUR, CELIBATAIRE ET SANS LOGEMENT



Barakate el Hogra ! Donnez-moi mes droits...                                    ABDELLAH 42 ANS, CHOMEUR, CELIBATAIRE ET SANS LOGEMENT
Je résume en gros ma vie malheureuse, depuis tout petit je n'avais pas le droit d'avoir un habit présentable ou un pain honorable ou un toit convenable. Aujourd'hui à l'âge de 42 ans toujours, sans logement, sans ressources, sans recours. Je galère d'une daïra à l'autre et d'une administration à l'autre et à chaque porte on me répond la même chanson : Attendez.. ! Patientez.. ! Le wali ne reçoit pas.. ! Le chef de la daïra est en réunion.. ! Le maire est sorti. J'en ai assez de tout cela je n'ai plus la force de continuer à vivre décemment et j'en ai marre de tout cela, à quoi sert de vivre.. Barakate .. ! Je m'adresse aux autorités : Si je suis un algérien, donnez-moi mes droits comme tout citoyen algérien ...sinon dites-le moi !'
Attou Abdellah ce jeune homme natif de Mostaganem mène à ce jour après 42 ans de son existence une vie de célibataire paralytique qu'il n'avait jamais choisie mais elle lui a été imposée par des responsables inhumains qui ont fait de la bureaucratie une monarchie pernicieuse et préjudiciable dira t-il. Abdellah, ce jeune homme qui vit avec sa mère une vieille femme de 80 ans dans un logement restreint et très exigu de location ne lui permettant pas de pouvoir se marier et d'avoir une épouse comme tous ses semblables algériens vit deux cauchemars, le travail et le logement selon lui. L'enfer de la bureaucratie et la « HOGRA » des responsables qui lui mènent la vie dure et insupportable, commencent à lui donner l'idée insensée de vouloir se suicider, seule issue pour se délivrer de cette vie infernale selon les propos d'Abdellah. La vie de Abdellah se complique davantage et à 42 ans, aucune issue possible ne se pointe à l'horizon pour pouvoir sortir de l'ornière. Orphelin de père, célibataire, chômeur, sans logement, victime de la bureaucratie et de l'arrogance des responsables, sans ressources, Abdellah se pose la question pourquoi mériter un tel sort dans mon pays, dans ma ville natale en tant que jeune algérien qui n'est ni fils de Harki, ni terroriste, ni un repris de justice, car je n'ai jamais eu de démêlées avec la justice. Abdellah dira qu'il avait fait l'impossible devant le mépris et l'indifférence des responsables pour décrocher un travail et pouvoir gagner honnêtement sa vie jusqu'à sa mort. Abdellah qui possède un diplôme de technicien supérieur en apiculture et une expérience qui n'est pas des moindres s'est adressé à la CNAC dans le cadre de l'emploi des jeunes afin de créer sa propre entreprise. Arrivé devant cette entité, Abdellah dira qu'il a subi le parcours du combattant pour réunir un dossier qui pèse plus d'un kg de documents administratifs. « Victime de la bureaucratie, aucune suite ne m'a été réservée depuis une année. Quant à la DSA, (Direction des Services Agricoles), je n'ai jamais cessé de déposer des dossiers depuis 1993 pour l'obtention d'une parcelle de terre inexploitée, afin que je puisse créer une activité apicole, chose que je n'ai jamais pu l'avoir jusqu'à présent », déclara l'intéressé. Revenant à la CNAC, Abdellah a formulé un dossier auprès de cette entité pour demander un prêt de 500 millions de centimes pour créer son activité. A sa grande surprise dira Abdellah qu'un accord lui a été signifié mais pour 50 % seulement, un montant lui permettant d'acquérir seulement le matériel apicole. Voyant que ce crédit ne pouvant lui permettre de lancer à terme son activité, Abdellah demanda une rallonge de 800.000 dinars pour constituer un fond de roulement qui servirait éventuellement à créer un stock de nourriture en sucre pour les abeilles en saison d'hiver. « Pour ce faire, une commission présidée par la directrice de la CNAC m'a signalé que la rallonge est impossible et m'a chargé de me débrouiller tout seul pour lancer cette activité », avoua Abdellah. Après ce refus, un recours a été introduit auprès de cette même commission qui a émis le même refus apparemment sans aucune raison valable selon l'intéressé qui accuse la directrice de la CNAC d'avoir pris cette décision radicale en guise de vengeance contre l'article paru au journal « Réflexion » dénonçant les rouages de la bureaucratie. A cause de cette HOGRA, Abdellah confirme que l'idée de se suicider le taraude davantage à chaque fois qu'il se livre aux rouages de la bureaucratie et à ses responsables, mais ce qui retient surtout Abdellah de le faire et de patienter encore jusqu'à la délivrance de Dieu, sa chère vieille mère qui n'a personne à côté d'elle pour la consoler. « Pour ce qui est du logement, là aussi le problème a toujours été pour moi un calvaire », dira Abdellah. Plusieurs demandes selon lui ont été déposées auprès de qui de droit depuis 1996, « mais malheureusement aucune suite à ce jour ne m'a été réservée ». Mêmes les demandes d'audiences auprès du P/APC, le chef de daïra, et le wali sont restées vaines. Abdelah, éc'uré, dira t-il, comment se fait t'il qu'un pays comme l'Algérie riche en pétrole et en gaz qui détient des milliards de dollars dans ses caisses, abandonne un de ses enfants, je le répète qui n'est ni un fils de harki, ni un terroriste, ni encore moins un reprise de justice ' Passé presque un demi-siècle, dans la tourmente et l'affliction, et sans le moindre espoir, Abdellah demande aux responsables de le délivrer de cet enfer, le cas contraire serait la signature prématurée de son acte de décès.
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