Suite à l'effondrement survenu dans l'immeuble situé en face de la daïra, les locataires de ce bâtiment sont toujours dans la rue et leur situation ne semble inquiéter nullement les autorités concernées.
[Après l'effondrement d'un immeuble à Mostaganem : La sourde oreille de la wilaya]
En effet, 3 jours sont passés et rien n'a été fait pour remédier à cette situation qui risque d'avoir des conséquences imprévisibles si rien n'est entrepris dans l'urgence pour sauver ces citoyens d'un sort dramatique qui profile à l'horizon. Durant ces 3 jours dans la rue, les habitants de l'immeuble sis au 3 Rue Mouffok Ahmed ont enduré le calvaire. D'une part du côté de la dignité humaine d'où ces citoyens se sont vus obligés de s'enfermer dans un ghetto entre deux bâches qu'ils ont eux-mêmes dressées pour échapper à la vue des passants et pour préserver leur intimité et du côté sécuritaire d'autre part, vu que ces citoyens ont passé des nuits blanches veillant à la sécurité de leurs familles. En effet, dès la première nuit dans la rue, des délinquants ont essayé de faire une incursion chez ces sinistrés mais heureusement ils ont été repoussés à temps par ces derniers qui se sont rassemblés pour défendre leur honneur. Les représentants des autorités locales qui leur ont rendu visite leur ont promis d'envoyer deux policiers pour veiller à leur sécurité. Une promesse qui s'est avérée fausse, car aucun agent de l'ordre public n'a été affecté à cet endroit considéré comme dangereux où un citoyen a été assassiné, le mois dernier, par une bande de malfaiteurs. Les sinistrés ont déclaré que cette nuit là, ils ont essayé de trouver refuge à la daïra mais le policier qui était à l'intérieur a refusé de leur ouvrir la porte. 5 familles habitaient dans l'immeuble effondré avec 6 bébés à leur charge et autant de personnes âgées. Avant ce drame, ces citoyens ont sollicité, le 3 juin dernier, par une correspondance, le chef de l'exécutif de la wilaya, dans laquelle ils lui ont fait savoir qu'ils vivaient une situation très précaire et que le bâtiment s'effondre petit à petit et bientôt ils seront dans l'incapacité de descendre par les escaliers étant donné que les marches commençaient à s'effondrer à leur tour et même les murs n'ont pas été épargnés. Dans cette dernière correspondance, les sinistrés ont tiré la sonnette d'alarme et ont fait signaler que la situation s'empirait de plus en plus et qu'un jour ils seront sous les décombres. Du côté de la daïra, le chef de daïra qui les a reçus, leur a demandé de patienter 3 mois pour pouvoir bénéficier de logements en tant que familles sinistrées. Les chefs de familles lui ont répondu que 3 mois dans la rue c'est beaucoup pour des familles avec bébés et des personnes âgées. Alors le chef de daïra leur a répondu, selon eux, qu'ils devraient trouver une location. Une tâche plutôt difficile pour ces familles démunies. Par ailleurs, ce dernier leur a avoué qu'il ne pourra pas leur attribuer de logements maintenant car cette attribution risque de faire des mécontents du côté des habitants des bâtisses menaçant ruine que compte Mostaganem. Dans ce contexte, un citoyen du quartier de Raisin-ville leur a rendu visite et les a informés que lui aussi un délai de 3 mois lui a été donné par ce même chef de daïra et depuis il n'a rien vu venir. Les sinistrés nous ont déclaré que leur demande au logement a été bafoué du fait qu'à chaque fois on leur demande de constituer un nouveau dossier de demande de logement jusqu'à à ce que le malheur leur soit arrivé. Ce sinistre incident était prévisible car les habitants de l'immeuble effondré ont à plusieurs reprises signalé les fissures qui menacent la stabilité de l'édifice qu'ils habitent. Une fois aux autorités concernées et au propriétaire de l'immeuble qui les a informés que la cage d'escalier menace ruine et que par conséquence ils devront prendre les mesures nécessaires afin d'éviter tout incident fâcheux et qu'il décline toute responsabilité en cas d'accident qui pourrait survenir. Le chef de daïra a promis qu'il saisira les services de l'urbanisme pour mettre en demeure le propriétaire pour qu'il prenne ses responsabilités. A signaler que le désagrément causé par le campement des sinistrés pour les commerçants de cette rue, et particulièrement un bijoutier qui a dû fermer boutique pour que ces familles aient un peu d'intimité dans cette demeure à ciel ouvert.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Charef Slamani
Source : www.reflexiondz.net