Ce petit Douar de Ouled Bouazza de 20 familles avec plus de 100 âmes n'est qu'à environ de (3) trois kilomètres du chef-lieu de daïra de Aïn Tèdeles et il vient de faire parler de lui récemment. En effet, la grogne des jeunes a fini par se manifester par l'occupation de la route nationale reliant Ain-Tèdeles à Mostaganem, pour attirer l'attention des autorités sur leur cas d'indigence, suite à leur isolement et marginalisation.En effet, les habitants ont tenu à exprimer leur ras le bol de vivre des conditions extrêmement difficiles, juste à quelques encablures de la Commune de Ain Tedelès dont ils sont censés en dépendre. Ils ont indiqué que leur douar dépourvu de route, ne dispose pas de moyens de transports, d'infrastructures pour les jeunes et qui ne sont branchés au réseau d'alimentation électrique que de manière informelle. Les écoliers, disent-ils, pour se rendre à leurs établissements scolaires sont obligés de s'y rendre à pied vu l'absence des moyens de transports, en plus des risques divers qu'ils encourent. Le problème d'alimentation en eau potable se pose également puisque les habitants affirment qu'ils ne recevaient l'eau qu'une seule fois par semaine. En matière de sports et loisirs, il est indiqué qu'il n'y a rien et cette situation, oblige les jeunes à se déplacer, par taxi, vers la daïra de Sidi Ali pour jouer un match de football et évacuer leur stress accumulé. D'autre part, il est signalé que malgré la présence d'un réseau électrique, l'éclairage public n'est pas pris en charge ni entretenu par la collectivité locale. A écouter les doléances des occupants des lieux, la conclusion à tirer est que ce douar manque littéralement de tout et échappe complètement à l'attention des autorités locales. En tant que base de vie collective et sociale, l'absence du minimum de structures et moyens d'accompagnement représenterait un sérieux handicap à la prise en charge de la croissance et du développement naturel de ce groupement d'habitat rural. Dans le but de sortir de la « zone d'ombre, » oubliée et dans laquelle ils sont confinés depuis des années. Pour eux les quelques promesses sporadiques, faites par les autorités locales, depuis le mois de septembre 2019, n'ont pas été suivies d'effet et sont restées lettre morte. Maintenant que l'automne est proche, les habitants interpellent le premier magistrat de la wilaya à se déplacer chez eux pour constater l'état d'indigence dans lequel se trouve ce petit douar .Sollicitant l'intervention du wali, ils espèrent que leur petite communauté d'habitants modestes, pourra bénéficier de commodités essentielles et vitales, pour une vie décente, estiment-ils.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Younes Zahachi
Source : www.reflexiondz.net