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Aïn Tédelès : le bidonville de Oued El Kheir prolifère



Aïn Tédelès : le bidonville de Oued El Kheir prolifère
Le bidonville a été agrandi sans qu'aucune autorité ne bouge le petit doigt pour mettre fin à cette dérive.
Elles sont 32 familles à vivre dans un bidonville à la lisière d'Oued El Kheir, chef-lieu de commune, à 10 km au sud d'Aïn Tédelès, au c'ur du plateau de Mostaganem. Cette petite bourgade de 7 000 habitants n'était sans doute pas la plus indiquée pour voir s'ériger dans sa périphérie immédiate ce bidonville. Le plus curieux est que la plupart des occupants ne sont pas originaires de la commune. Notamment, ces femmes célibataires dont certaines sont originaires de Mostaganem alors que les autres, plus nombreuses, ne voulaient pas dévoiler leurs lieux de naissance de peur d'être rejetées des listes d'attribution de logements. Surtout que les premières demandes de logements remontent, à en croire Menad El Hadj, à l'année 2002, soit déjà une bonne dizaine d'années.
Une décennie durant laquelle ce bidonville fait de roseaux, de briques, de parpaings et de plastiques, a été régulièrement agrandi sans qu'aucune autorité ne bouge le petit doigt pour mettre fin à cette dérive qui fait de cette petite commune rurale un point d'affluence pour tous les démunis. Car, dans ce taudis de Oued El Kheir, on rencontre aussi d'anciens militaires. Visage buriné et une corpulence d'athlète, El Meddah, natif du village, tient-il à souligner, est un ancien adjudant de l'ANP qui, après 15 ans de loyaux services, se retrouve démuni. Mais ce père de 2 enfants n'oublie pas un autre compagnon d'infortune qui, après avoir été gendarme durant 15 ans, se retrouve à planter de la pomme de terre. Tous deux ont construit des baraques en briques et tôles et attendent un hypothétique relogement.
Leur espoir tient à l'existence d'une soixantaine de logements encore vides et à la bonne volonté du chef de daïra d'Aïn Tédelès, chargé de valider les listes des bénéficiaires. Kassous Mehdi, 37 ans, marié et père de 2 enfants, lui, souligne qu'étant natif d'Oued El Kheir, il ne comprend toujours pas sa mise à l'écart lors de la dernière distribution de 60 logements. Il montre les couvertures et les matelas que sa femme fait sécher au soleil, à cause de l'humidité. Son infortuné voisin est un jeune célibataire sans aucune attache familiale, tient-il à préciser. Il insiste pour que son abri de fortune ' un assemblage hétéroclite de sachets de jutes et de films plastiques ' soit pris en photo et publié dans le journal. Physiquement très amoindri, ce jeune de 25 ans semble survivre grâce à la solidarité de ses voisins. Une solidarité qui lui permet de tenir encore, mais pour combien de temps '


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