Le directeur central au niveau du ministère de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Mohamed Tifouri, a indiqué que le secteur agricole a participé à l'économie nationale, en termes de production, avec une proportion de 12,3% du Produit intérieur brut (PIB) au courant de l'année écoulée.Lors d'une conférence ayant pour thème "la vision d'avenir pour l'alimentation et l'industrie agroalimentaire en Algérie", organisée en marge de la 17ème édition du Salon international de l'agroalimentaire "Djazagro" qui doit prendre fin aujourd'hui, M. Tifouri a précisé que le secteur a connu des moyennes de croissance intéressantes depuis l'an 2000, notamment grâce aux différentes dispositions prises par le département ministériel.
En outre, il a tenu à noter, au passage que, ne serait-ce que pour le volet irrigation, la superficie totale des terres agricoles irriguées au niveau national a été multipliée par trois (3) de 2000 à 2018.
Quant à l'ex-ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid Ahmed Ferroukhi, il a relevé les différentes évolutions qu'a connues l'industrie agroalimentaire notamment dans les pays développés et en voie de développement. Il a, en effet, rappelé les différents produits développés par les industriels en raccord avec les besoins des populations mais aussi dans le but de satisfaire une demande en nourriture exponentiellement croissante face à des ressources naturelles croissant bien moins. Pour lui, les aliments synthétiques peuvent représenter une bonne alternative à la consommation de produits naturels, comme les steaks hachés et les saumons synthétiques que certains laboratoires occidentaux sont en train de développer.
Des chiffres de 2018
Et là, question chiffres, il est utile de rappeler qu'il y a une semaine, le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, a indiqué, à partir de la wilaya de Mostaganem que la valeur de la production agricole a atteint 3.000 milliards DA en 2018.
Intervenant lors d'un colloque national sur la filière maraîchère, organisée à l'université "Abdelhamid Ibn Badis" de Mostaganem, le ministre a souligné que la production nationale végétale et animale a atteint, en 2018, plus de 3.000 milliards DA dont 29 % pour le maraîchage.
Le ministre poursuit en indiquant que la production nationale de maraîchage a augmenté 5 à 6 fois plus dans les vingt dernières années et pas seulement pour ce qui est de la pomme de terre et de la tomate mais d'autres variétés qui ne sont plus importées de l'étranger, a-t-il fait savoir, signalant que cette production a atteint, l'année dernière, 152 millions de quintaux contre 38 millions qx en 2000, relevant le ratio de consommation à 320 kg/an par personne.
Par ailleurs, il précise également que du côté de la production nationale de pomme de terre, elle est passée de 12 millions qx en 2000 à 47 millions qx en 2018, celle de la tomate de consommation de 4 millions à 14 millions qx à la même période, a indiqué Abdelkader Bouazghi.
Il a affirmé que le secteur agricole a franchi, dans les vingt dernières années de grandes étapes et a connu une mue quantitative et qualitative et une diversification du produit. "Aujourd'hui nous n'importons plus de fruits et de légumes et nous exportons même de petites quantités", a-t-il conclu. Et pour revenir aux déclarations de l'ex-ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid Ahmed Ferroukhi, lors d'une conférence ayant pour thème "la vision d'avenir pour l'alimentation et l'industrie agroalimentaire en Algérie", organisée en marge du Salon international de l'agroalimentaire "Djazagro", il est utile de rapporter ses dires quant au mode de vie "Vegan" (mode basé sur une alimentation exclusive par les végétaux et le refus de consommer tout produit issu des animaux ou de leur exploitation). Pour lui, il constate que ces produits rallient un grand public occidental de nos jours, il permet de ralentir la consommation effrénée de viandes, de lait et produits dérivés ou même d''ufs. De même dans un souci de protection de l'environnement et de la santé humaine, l'ex-ministre a évoqué le grand succès qu'ont l'alimentation "bio", les aliments "zéro pesticides" et les "alimédicaments" (diminutif d'aliments-médicaments, soit des aliments comportant des propriétés anti-oxydantes connus pour leur rôle dans la prévention des cancers). Pour M. Ferroukhi, là sont des créneaux industriels d'avenir qu'il serait bon de développer en Algérie, pour assurer d'abord la demande nationale mais aussi répondre à une forte demande étrangère.
Pour rappel, le Salon "Djazagro" se tient depuis le 25 février au Palais des expositions (Pins maritimes/Alger) avec la participation de près de 160 exposants algériens et 720 exposants étrangers venus de 34 pays, prendra fin aujourd'hui.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd B
Source : www.lemaghrebdz.com