
Existe-t-il vraiment une association culturelle concernée par la sauvegarde des patrimoines et avons-nous le droit de laisser le fort de l'Est disparaitre, ce « Bordj el Turck » comme aiment l'appeler les Mostaganémois, s'effriter, faute d'entretien comme les autres sites que le temps n'a pu effacer, mais que la négligence des hommes en a eu raison. Ce bastion imprenable de l'armée turque, vestige de l'époque ancienne où les miradors et les grandes murailles entouraient la vieille cité arabe de Mostaganem.L'histologie de cet important vestige nous fait savoir que cette forteresse a été construite, selon les historiens, au XVème siècle. Sa position en hauteur qui domine toute la ville et la mer méditerranée ayant vue sur la totalité de la baie d'Arzew est une position stratégique convoitée par les armées de passage de l'époque, L'appellation du « Fort de l'Est» a été donnée pour la première fois à cet édifice par l'armée française. Certains auteurs attribuent la construction du fort de l'Est à l'Emir Hamid El Abd au XVIème siècle, mais aucune inscription ne vient confirmer la véracité de ces dires. Un mystère. Pendant l'invasion de la France cet édifice a subi des modifications et des rajouts. Après l'indépendance en 1962 ce monument historique, avant de servir de logements pour les familles sinistrées qui ne l'ont quitté qu'en 1980, a abrité le nouveau musée d'archéologie de la ville de Mostaganem. Comment décrire une dégradation alarmante interne et externe de ce fort de l'Est qui fait la fierté de la capitale du Dahra, un constat amer visuel, désolant, constaté en raison des multiples craquelures détruisant les murs et une usure de peinture avancée. L'intérieur de ce fort n'échappe pas à cette destruction programmée à cause de l'absence d'un projet de rénovation, vu que les mûrs internes de cet édifice s'effondrent à cause de l'absence d'un plan de restauration permettant de mettre à jour des monuments historiques, des reliques et autres pièces archéologiques de poterie relatant les civilisations anciennes de la ville abritant en lui le nouveau musée d'archéologie de Mostaganem, alors comment peut-on laisser un tel patrimoine tomber en ruine. Il a été constaté que le visiteur ou le voyageur lors de sa visite s'intéresse davantage aux dégâts causant la destruction de l'histoire que ces anciennes pièces exposées sur les étals des salles d'expositions. L'identité de chaque ville est bien reflétée par ces vestiges propres à des époques anciennes. Cet héritage légué par les anciennes générations est un livre ouvert qui nous fait revivre le passé d'une civilisation tout en gardant un 'il ouvert sur l'avenir. Ce fort qui représente à la fois le patrimoine matériel et le musée de la capitale du Dahra doit être rénové en urgence pour attirer les touristes. L'inexploitation de cette structure s'explique en plus de son abandon par l'insécurité des lieux qui est érigée à proximité du Parc « AHMED BENBELLA », une zone réputée par les agressions physiques sur des personnes par des énergumènes qui s'adonnent à la beuverie. Une telle situation enregistre une absence de visiteurs qui semblent très désintéressés par une culture accessible, très riche en réminiscences, plutôt palpable au toucher et visuelle à l''il nu n'ayant rien d'une légende.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bouziane Kamel
Source : www.reflexiondz.net