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5e ÉDITION DU FESTIVAL DE LA POÉSIE ET DU MELHOUN



5e ÉDITION DU FESTIVAL DE LA POÉSIE ET DU MELHOUN
L'édition du festival de la poésie et du melhoun de Mostaganem de cette année aura du nouveau, la décortication de la vie et de l'œuvre du poète mystique Sidi Lakhdar Benkhlouf, mort en 1587 à l'âge de 125 ans, apprend-on auprès de Abdelkader Bendaâmèche, commissaire de ce festival.C'est ainsi qu'une journée entière, à savoir ce samedi 16 septembre, sera dédiée à ce grand homme de la poésie melhoun à travers des études poussées et qui sera animée par d'éminents chercheurs dans le domaine de la poésie écrite dans la langue vernaculaire du pays. Ces chercheurs venus du Centre national de recherches en préhistoire, anthropologie et histoire d'Alger, CNRPAH, celui d'anthropologie sociale et culturelle d'Oran et de l'université de Mostaganem, débattront des sujets liés aux choses ésotériques des écrits de Sidi Lakhdar Benkhlouf, ajoutera Abdelkader Bendaâmèche.
Organisés en trois panels de trois conférenciers chacun, chaque panel abordera un seul sujet pour mieux appréhender le parcours du poète.
A l'issue de ces neuf conférences, un livre contenant toutes les communications, nommé «Les actes du séminaire», sera imprimé. L'autre avantage de ce festival, nous informera Abdelkader Bendaâmèche, est l'exposition de livres autour de la culture poétique du pays avec la présence d'éditeurs, à l'image de l'Enag et des auteurs qui procéderont à des ventes-dédicaces. Parmi les ouvrages qui seront mis en vente, la 7e édition de la revue intitulée Rissalat el Melhoun el Djazaïri ( le livre du melhoun algérien). L'office national des droits d'auteurs et des droits voisins, ONDA, qui s'est mis à cette initiative, sera également présent à ce festival pour apporter sa contribution dans le domaine culturel.
Pour rappel, le poète Sidi Lakhdar Benkhlouf est le pionnier dans le domaine de la mise en exergue du sujet appelé El-Djorf ou la divination, et cela en composant trois grands poèmes sur le sujet dont «Ya'ârous el djenna» (ô nouveau marié du Paradis) et «Khoudh menni yaqouta» (prend de moi une perle). Pour la cause, Sidi Lakhdar Benkhlouf dit avoir pris en songe la permission du prophôte (QLSSSL) pour écrire sur le sujet sachant que le djorf est une science de la divination dont, dit-on, le Khalife Ali, gendre du prophète, en a été destinataire puis transmise à l'imam Djaâfar qui l'a consigné en langue syriaque sur un livre constitué de peau de chèvre qui est appelé en arabe Djorf. A ce sujet, Sidi Lakhdar Benkhelouf dit : «Un grand livre que j'ai trouvé à gens de bienfaisance, chez nos seigneurs de la science, nos grands maîtres», avant de terminer la strophe par : «A travers ce livre, je divulguerai les avertissements les plus abyssaux».
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