Des études de réhabilitation de la route nationale 27 ont été réalisées, mais elles sont restées sans suite, faute de financement.Soumis à un intense trafic routier, le viaduc d'Oued Eddib, à Mila, est dans un état nécessitant une intervention rapide des autorités concernées pour le soulager des camions de grand tonnage en surcharge qui le traversent quotidiennement, constate-t-on. Ce viaduc enjambe sur 640 m de longueur le bassin du méga-barrage de Beni Haroune, au nord de Mila. Présentant déjà des soucis techniques au niveau de ses parties submergées, l'ouvrage supporte quotidiennement le passage d'un grand nombre de camions dont certains sont en flagrant dépassement de leur charge, représentant quelque 30% de l'ensemble du trafic routier.
Très souvent chargés d'agrégats pour différents chantiers à Jijel, ces camions transportent ces chargements à partir des différentes carrières à Mila. S'ajoute à cela un nombre considérable de bus et de véhicules de différents poids traversant ce viaduc dans les deux sens. Même si l'on n'en est pas encore là, selon certaines sources, ce risque fatal est à prendre en compte.
La solution à trouver consiste en la réalisation d'une autre voie pour contourner l'ouvrage dans un sens pour le soulager dans l'autre sens, expliquent les mêmes sources. C'est ce qui est préconisé, alors que plusieurs autres points noirs sont recensés sur la RN27, théâtre, la semaine passée, d'un dramatique accident de la circulation, qui a coûté la vie à 19 personnes à Oued Ouerzag, près de Constantine. Au-delà des circonstances de cet accident ayant mis en cause le système de freinage du camion qui a percuté un bus, c'est l'état de la chaussée, très dégradé à cet endroit, qui interpelle.
Et pas seulement au niveau de ce tronçon, mais à travers toute la RN27, qui s'étend sur 82 km depuis sa jonction avec la RN3, à Hamma Bouziane (Constantine), jusqu'à sa connexion avec la RN43, à El-Milia (Jijel). Cet itinéraire traverse Constantine sur 26 km, Mila sur 32 km et Jijel sur 25 km. Tout au long de ce parcours, de nombreux points noirs rendent difficile, voire complexe, la circulation automobile. Des points noirs à éliminer, et dans l'urgence, si on se réfère au mauvais état de cette voie.
À commencer par la descente infernale d'Oued Ouarzeg, théâtre du dramatique accident de la semaine passée. Des études de réhabilitation de cette route ont été réalisées, mais elles sont restées sans suite, faute de financement. C'est à partir de là que la situation sur la RN27 s'est compliquée avec la multiplication de ces points noirs. En premier lieu, c'est l'état du viaduc d'Oued Eddib qui préoccupe et s'ajoute à l'autre problème que pose le carrefour de Grarem Gouga, qui nécessite un désengorgement dans l'urgence. Reliant la RN27 à la 97 A, ce carrefour est devenu la bête noire des usagers de ces deux voies.
À quelques kilomètres plus au nord, c'est le risque de chute des rochers, notamment au niveau de l'autre point noir de Hammam Beni Haroune, qui rend difficile et risquée la circulation sur la RN27. Celle-ci présente d'autres points noirs dus au phénomène du détachement de blocs de pierre de leurs rochers dans son tronçon traversant la wilaya de Jijel, plus particulièrement au niveau des lieux dits Bin Laghdar (Sidi Marouf) et Taskif (El-Milia).
Amor Z.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amor ZOUIKRI
Source : www.liberte-algerie.com