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Une rentrée "polluée" par l'épidémie



réussir le pari de la stabilité sociale, économique et politique du paysLa mouture de l'avant-projet de loi de finances 2019 ne sera pas «musclée» en termes de taxes. Elle sera, dit-on, dépourvue des aspects qui ont caractérisé la loi de finances 2018.
Le citoyen algérien va renouer avec la dynamique sociale à travers une rentrée qui apporte son lot de préoccupations sur le plan économique, social et politique.
La rentrée sociale 2018-2019 se présente comme étant une rentrée exprimant un enjeu des plus déterminants en termes de rendez-vous majeur pour le pays en général. Elle vient d'être inaugurée avec l'affaire de l'épidémie du choléra qui a provoqué une espèce de psychose chez les Algériens. Cette épidémie vient de jouer le rôle de trouble-fête dans un contexte de fin d'été, sans problèmes.
De fait, la rentrée sociale ne sera pas similaire à celle de l'année dernière, même la mouture de l'avant-projet de loi de finances 2019 ne sera pas aussi «musclée» en termes de taxes, cette fois ledit avant-projet de loi de finances est dépourvu des aspects qui ont caractérisé la loi de finances 2018.
C'est déjà une bonne nouvelle pour une rentrée sociale qui vise à réparer les déséquilibres et les dysfonctionnements qui ont marqué l'année précédente sur le plan du front social, la situation économique et financière des plus drastiques à cause de la chute libre des prix du pétrole et ses retombées sur le pouvoir d'achat des citoyens lambda. La nouvelle rentrée sera surtout caractérisée par un front social où les clivages et les gronderies de l'année précédente seront dépassés et relégués aux calendes grecques. Hormis quelques problèmes qui restent suspendus au niveau du secteur de l'Education nationale à propos du statut particulier des travailleurs de l'enseignement en général comme cela est élucidé par le Satef et la question des oeuvres sociales et leur gestion selon les déclarations de Nabil Ferguenis un des responsables de ce syndicat. Les autres syndicats semblent avoir opté pour l'apaisement et la nécessité de faire asseoir le principe du dialogue pour dissiper les malentendus et les conflits en ce qui concerne les revendications d'ordre socioprofessionnel des secteurs dépendant de la Fonction publique. La situation socio-économique n'est pas reluisante, mais elle n'est pas similaire à la situation de l'année précédente où tous les indices étaient au rouge à cause de la crise financière due à la dégringolade des prix des hydrocarbures.
Le prix de l'or noir vient de connaître un rebond extraordinaire ces derniers jours, il a atteint les 75 dollars le baril, c'est tout de même une aubaine qui servira à dessécher les foyers de la grogne et aussi apporter des solutions aux problèmes de développement local et à la reformulation des priorités quant à une stratégie industrielle porteuse et fiable à moyen terme.
Il y a tout de même des signes avant-coureurs que la rentrée sociale 2018-2019 sera émaillée par une espèce de déploiement en matière de résolution des problèmes d'ordre économique et rattraper les retards causés par la crise financière de l'année précédente qui a vu l'arrêt d'un nombre important de projets à caractère économique et commercial.
Selon toute vraisemblance, le volet social sera traité de la manière la plus prioritaire qui puisse exister de la part des pouvoirs publics et essayer de fermer les brèches susceptibles d'enclencher des situations qui pourraient perturber le front social et le galvaniser.
C'est la rentrée où l'événement majeur de la présidentielle de 2019 va redonner un «stimulus» dans le sens de la dynamique politique, économique et sociale. La rentrée scolaire est le prolongement déterminant de la rentrée sociale en général, car c'est cette rentrée qui permettra d'avoir un baromètre de la situation sociale et les voies et moyens pour remédier aux difficultés si les choses se présentent comme une sorte de crise et de blocage avec des retombées sur le pouvoir d'achat des couches larges de la société. Les enjeux politiques de cette nouvelle rentrée seront focalisés sur l'aspect gordien de la présidentielle et ce que cela va sécréter comme processus qui permettra à la classe politique de sortir de l'ornière léthargique. Les syndicats autonomes auront à faire dans la responsabilité morale sans pour autant sacrifier leur caractère revendicatif qui sied à son rôle tel que défini par les textes de loi. Les pouvoirs publics auront aussi à s'impliquer davantage dans le processus de la gestion de la chose publique avec plus de dynamisme et de volonté d'y parfaire en adoptant des mécanismes de gestion de proximité et avec un sens de communication en mesure de mettre un terme aux grondes et aux protestations sociales. Il s'agira surtout d'essayer de mettre en avant le critère du dialogue sous toutes ses formes pour asseoir les jalons d'une communication citoyenne favorable au règlement des conflits en impliquant mordicus les citoyens dans la gestion ne serait-ce que par l'écoute de ces problèmes et de ces doléances. La nouvelle rentrée sociale sera celle qui tirera des enseignements de l'expérience de l'année précédente en oeuvrant pour la mise en place d'un véritable partenariat citoyen où Etat et société seront impliqués dans la nouvelle dynamique induite pour réussir le pari de la stabilité sociale, économique et politique du pays.
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