
« Auparavant, je me contentais de secouer son oreiller puis ce fut le tour des petites tapes, mais cela ne servait à rien. J'ai alors décidé d'aller dormir dans une autre chambre », raconte le mari. Une décision jugée salutaire par l'épouse qui dit ne plus « accepter les coups de pied durant mon sommeil parce que je ronfle ». Des cas similaires sont évoqués par des maris ou des épouses en affirmant que « cette situation est apparue après avoir atteint la cinquantaine et l'apparition de maladies chroniques comme l'hypertension artérielle ou le diabète de type 2 ». En effet, le surpoids, le tabagisme, la consommation d'alcool, de médicaments tels que les somnifères, le diabète de type 2 sont des facteurs à risque.La gravité de ce bruit de gorge, léger ou fort, réside, selon le Dr Hafida Lattachi de l'établissement public hospitalier (EPH) Djilali-Belkhenchir (ex-Birtraria), dans les complications respiratoires qu'il provoque plus connues sous le nom de l'apnée du sommeil. Selon elle, c'est une pathologie souvent méconnue et pourtant fréquente. « Elle constitue pour le patient un danger sur le plan cardiovasculaire et a des répercussions neuropsychiques, sociales et professionnelles à prendre au sérieux », souligne-t-elle. Ainsi un sommeil perturbé est synonyme de fatigue et de somnolence durant la journée. « C'est une situation gravissime pour les chauffeurs et tous ceux qui exercent une profession qui nécessite une attention accrue », précise-t-elle.Pour le Dr H. Lattachi, l'embonpoint, le tabac et l'alcool, de même que des raisons anatomiques pourraient être la cause du ronflement. Mais comment le soigner ' L'EPH Djilali-Belkhenchir a ouvert des consultations du sommeil dans l'attente d'être équipé d'un laboratoire. « Le matériel a été acheté, il reste son installation », a-t-elle souligné. Pour l'heure, « on assure le traitement à titre ambulatoire pour les patients orientés par des médecins traitants ou ceux ayant entendu parler de cette consultation ». Pour cette dernière, « le motif, dans 67% des cas, c'est le ronflement ». D'après la praticienne, « 31% des 167 malades ayant été auscultés avaient eu un antécédent cardiovasculaire, 68% souffrent d'hypertension artérielle, 37% d'un déséquilibre glycémique et 30,2% d'un syndrome métabolique ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Souhila Habib
Source : www.horizons-dz.com