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Une maladie voisine du sida fait peur Elle a fait son apparition en Asie



Son ampleur et sa gravité sont difficiles à évaluer, ses symptômes ressemblent à ceux de la tuberculose, mais elle n'est pas contagieuse.
Une maladie - dont les premiers cas ont été découverts en 2004 - vient d'être décrite dans le New England Journal of Medicine (NEJM). Selon une étude menée à Taïwan et en Thaïlande, cette affection, dont les symptômes sont similaires à ceux du sida, s'attaque au système immunitaire, empêchant les personnes atteintes de se battre contre un certain type d'infections. Elle touche surtout des adultes d'origine asiatique qui ne sont pas porteurs du virus du sida. Les chercheurs estiment qu'un facteur génétique ou environnemental pourrait être en cause, puisque la plupart des cas ont été détectés en Asie. Cette maladie a été découverte pour la première fois, en 2004, en Asie de l'Est. Mais l'article du NEJM porte, pour la première fois, sur un groupe important de patients et confirme qu'il s'agit bien d'une affection auto-immune.
Son mécanisme est maintenant connu : le système immunitaire des personnes concernées produit des auto-anticorps dirigés contre l'interféron gamma, une molécule indispensable au contrôle des infections myco-bactériennes comme la tuberculose. L'une des explications plausibles est que, en vieillissant, le système de défense de l'organisme ait de plus en plus de mal à s'auto-contrôler et qu'il finisse parfois par s'attaquer à lui-même. Mais à la différence du sida, les malades ne souffrent pas de déficit immunitaire et aucun virus n'est en jeu.
Si cela arrive d'Asie, c'est peut-être tout simplement dû au hasard. En l'occurrence, les auteurs disent ne pas savoir pourquoi cette affection est limitée à cette région du monde. Néanmoins, les patients restent en nombre restreint et aucun cas n'a été décrit ailleurs depuis 8 ans.
La maladie peut être liée soit à des facteurs de l'hôte, c'est-à-dire une forme génétique expliquant pourquoi les Asiatiques ont tendance à développer ce type d'auto-anticorps, ce qui est possible, et/ou à des facteurs environnementaux qui font qu'ils développent plus souvent des maladies auto-immunes que les habitants d'autres parties du monde.
On ne peut pas répondre à cette question pour l'instant.
La première question qui se pose est celle de sa possible transmission par un agent infectieux ; là, manifestement, ce n'est pas le cas et c'est très important. La deuxième question est de déterminer, sur le plan épidémiologique, la fréquence des personnes qui ont cette maladie dans le monde. Il est possible de le savoir, puisqu'un test «Elisa» permet de faire le diagnostic et de voir si l'affection est en train de s'étendre ou si elle reste limitée à une région et à une population particulière. Enfin, il faut rappeler que la maladie n'étant pas contagieuse, les personnes voyageant en Asie de l'Est ne courent apparemment aucun risque particulier.
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