Une intégration budgétaire accrue dans la zone euro pourrait combler les lacunes de l'architecture du système, rendre la zone plus résistante aux crises futures et donner une crédibilité à long terme aux mesures déjà adoptées pour répondre à la crise.Une intégration budgétaire accrue dans la zone euro pourrait combler les lacunes de l'architecture du système, rendre la zone plus résistante aux crises futures et donner une crédibilité à long terme aux mesures déjà adoptées pour répondre à la crise.
Un nouveau document des services du Fonds monétaire international avance qu'une plus grande intégration budgétaire permettrait de remédier à un certain nombre d'insuffisances dans l'architecture de la zone euro. Outre l'union bancaire, une union budgétaire réduirait l'incidence et la gravité des crises futures en renforçant la discipline budgétaire et en offrant une assurance minimum contre les profondes récessions.
Même si la mise en place de cette union budgétaire prendra du temps, il est essentiel de préparer une feuille de route pour sa mise en 'uvre afin d'ancrer la confiance qu'inspire la viabilité de la zone euro et, partant, d'appuyer les efforts actuels de gestion des crises.
Les décideurs européens ont pris d'importantes mesures pour renforcer les cadres de gouvernance budgétaire et économique. Pour autant, une mise en 'uvre vigoureuse et de solides mécanismes d'application sont indispensables en vue d'une plus grande intégration budgétaire.
Avec ces sauvegardes en place, selon le document, une démarche préventive plus claire de la discipline budgétaire, conjuguée à des mécanismes d'assurance transfrontaliers ' plutôt qu'une stratégie qui s'appuie exclusivement sur le soutien lorsque les crises ont déjà éclaté ' consoliderait l'architecture et assurerait la stabilité de l'Union économique et monétaire.
Contrairement aux attentes, le lancement de la monnaie commune n'a pas rendu les économies de la zone plus similaires avec le temps, ni plus résistantes aux chocs. La convergence réelle a déçu les attentes et les chocs spécifiques aux pays ' qu'ils leur soient ou non propres ' sont restés importants et plus fréquents que prévu. Par exemple, la baisse des coûts d'emprunt a contribué à l'expansion localisée du crédit dans certains pays.
Parallèlement, un commerce intense et, plus important encore, l'intégration financière, ont été sources potentielles de problèmes dans un pays qui se sont ensuite répercutés sur d'autres pays. Cela été particulièrement évident au plus fort de la crise lorsque les difficultés des banques ont suscité des doutes quant à la solvabilité souveraine ; les tensions souveraines ont à leur tour aggravé les pressions s'exerçant sur les bilans des banques. Les tensions financières se sont ensuite transmises entre les banques interconnectées dans la zone euro.
Le document note également que la faiblesse des politiques nationales a aggravé les effets des chocs économiques négatifs et que les cadres de gouvernance européens n'ont pas été appliqués avec suffisamment de vigueur. Lorsque la crise a frappé, les pays n'avaient donc pas une marge de man'uvre nationale suffisante pour se protéger du ralentissement économique.
Parallèlement, les forces du marché qui auraient pu empêcher et corriger les déséquilibres croissants étaient peu nombreuses : une fois que le choc économique négatif avait frappé, les prix et les salaires n'ont pas été ajustés à la baisse pour compenser les pertes de compétitivité et la mobilité de la main-d''uvre est restée limitée dans la zone monétaire. De même, les marchés de capitaux ' optimistes quant aux perspectives de croissance de la région et sceptiques sur la clause de non-sauvetage ' ont manqué de faire la distinction entre des politiques budgétaires saines et malsaines.
Ces interactions ont planté le décor de la crise qui a frappé la zone euro en 2010 : avec des marges de man'uvre budgétaire limitées, sans instrument de soutien pour toute la zone ni disjoncteur pour empêcher les chaînes de réactions négatives, les déséquilibres qui s'étaient accumulés dans certains pays se sont rapidement transformés en tensions financières généralisées et en chocs économiques touchant individuellement les pays ; ces chocs sont devenus systémiques, menaçant l'union elle-même.
La démarche adoptée à ce jour ' résoudre les crises après-coup' s'est révélée onéreuse, non seulement en termes d'assistance financière directe, mais aussi en termes de perte de production et d'augmentation du chômage.
Un nouveau document des services du Fonds monétaire international avance qu'une plus grande intégration budgétaire permettrait de remédier à un certain nombre d'insuffisances dans l'architecture de la zone euro. Outre l'union bancaire, une union budgétaire réduirait l'incidence et la gravité des crises futures en renforçant la discipline budgétaire et en offrant une assurance minimum contre les profondes récessions.
Même si la mise en place de cette union budgétaire prendra du temps, il est essentiel de préparer une feuille de route pour sa mise en 'uvre afin d'ancrer la confiance qu'inspire la viabilité de la zone euro et, partant, d'appuyer les efforts actuels de gestion des crises.
Les décideurs européens ont pris d'importantes mesures pour renforcer les cadres de gouvernance budgétaire et économique. Pour autant, une mise en 'uvre vigoureuse et de solides mécanismes d'application sont indispensables en vue d'une plus grande intégration budgétaire.
Avec ces sauvegardes en place, selon le document, une démarche préventive plus claire de la discipline budgétaire, conjuguée à des mécanismes d'assurance transfrontaliers ' plutôt qu'une stratégie qui s'appuie exclusivement sur le soutien lorsque les crises ont déjà éclaté ' consoliderait l'architecture et assurerait la stabilité de l'Union économique et monétaire.
Contrairement aux attentes, le lancement de la monnaie commune n'a pas rendu les économies de la zone plus similaires avec le temps, ni plus résistantes aux chocs. La convergence réelle a déçu les attentes et les chocs spécifiques aux pays ' qu'ils leur soient ou non propres ' sont restés importants et plus fréquents que prévu. Par exemple, la baisse des coûts d'emprunt a contribué à l'expansion localisée du crédit dans certains pays.
Parallèlement, un commerce intense et, plus important encore, l'intégration financière, ont été sources potentielles de problèmes dans un pays qui se sont ensuite répercutés sur d'autres pays. Cela été particulièrement évident au plus fort de la crise lorsque les difficultés des banques ont suscité des doutes quant à la solvabilité souveraine ; les tensions souveraines ont à leur tour aggravé les pressions s'exerçant sur les bilans des banques. Les tensions financières se sont ensuite transmises entre les banques interconnectées dans la zone euro.
Le document note également que la faiblesse des politiques nationales a aggravé les effets des chocs économiques négatifs et que les cadres de gouvernance européens n'ont pas été appliqués avec suffisamment de vigueur. Lorsque la crise a frappé, les pays n'avaient donc pas une marge de man'uvre nationale suffisante pour se protéger du ralentissement économique.
Parallèlement, les forces du marché qui auraient pu empêcher et corriger les déséquilibres croissants étaient peu nombreuses : une fois que le choc économique négatif avait frappé, les prix et les salaires n'ont pas été ajustés à la baisse pour compenser les pertes de compétitivité et la mobilité de la main-d''uvre est restée limitée dans la zone monétaire. De même, les marchés de capitaux ' optimistes quant aux perspectives de croissance de la région et sceptiques sur la clause de non-sauvetage ' ont manqué de faire la distinction entre des politiques budgétaires saines et malsaines.
Ces interactions ont planté le décor de la crise qui a frappé la zone euro en 2010 : avec des marges de man'uvre budgétaire limitées, sans instrument de soutien pour toute la zone ni disjoncteur pour empêcher les chaînes de réactions négatives, les déséquilibres qui s'étaient accumulés dans certains pays se sont rapidement transformés en tensions financières généralisées et en chocs économiques touchant individuellement les pays ; ces chocs sont devenus systémiques, menaçant l'union elle-même.
La démarche adoptée à ce jour ' résoudre les crises après-coup' s'est révélée onéreuse, non seulement en termes d'assistance financière directe, mais aussi en termes de perte de production et d'augmentation du chômage.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Midi Libre
Source : www.lemidi-dz.com