
863 affaires liées à des crimes économiques similaires ont été diligentées depuis l'année 2014 jusqu'au premier semestre 2015, totalisant la somme de 51 milliards de DA, à la suite desquelles des amendes ont été infligées à leurs auteurs d'un montant total de 201 milliards de DA.Rien que pour le premier semestre 2015, 474 affaires relatives aux mêmes délits, ont été éventées, représentant 10,3 milliards de DA pour délits, pour des amendes évaluées à 51 milliards de DA. L'inspecteur général des Douanes algérienne, Abdelmadjid Latrèche, invité de la rédaction de la radio Chaîne III a indiqué que parmi les mesures prises pour lutter contre le crime économique, figure la création d'une direction centrale spéciale appelée «la direction du contrôle a posteriori», où les éléments de cette direction, qui comporte avec des ramifications au niveau régional, interviennent au paralèlle avec les visites faites par les douaniers au niveau des ponts et des aéroports. Ils insistent pour qu'il y ait un traitement objectif de chaque importation. A cet égard, il a expliqué que cette direction active a établi de très importants constats, où nous avons cette année dressé 381 procès-verbaux d'infraction de change déposés. Indiquant, par ailleurs, que durant l'année 2015, pas moins de 381 enquêtes ont été diligentées en réaction à des infractions de change portant sur un montant global de 150 milliards de DA. Un tiers de ce montant a fait l'objet de transferts illicites. Toutefois, il a ajouté que depuis, 120 exportateurs indélicats ont été déférés devant les instances judiciaires. Des chiffres qui illustrent toute l'étendue du phénomène des infractions de change commis au détriment de l'économie. Le représentant des Douanes algériennes a signalé que les transferts illicites, dont la destination sont les paradis fiscaux , sont opérés sous diverses formes comme, par exemple, le système de la double facturation ou de celui de fausses déclaration d'espèces de la marchandise, des pratiques qui relèvent du délit de faux et d'usage du faux. «Mais, un peu plus loin, il n'y a pas que les devises qui sont transférées illicitement», a-t-il relevé. Il y a, aussi, l'or et l'argent. En outre, il a signalé que durant l'année 2014, 633 kg d'argent représentant une valeur de 96 millions de dinars avaient été saisis, et 4 kg d'or d'une valeur de 8 millions de DA. Ajoutant que durant le premier semestre de 2015, les quantités d'or saisies sont passées à 237 kg et celles de l'argent à 216 kg, amenant les Douanes à dresser pour 72 millions de DA d'amendes. Le même responsable a fait savoir que l'augmentation des délits d'infractions au change et du trafic de métaux précieux par la libéralisation par l'Algérie du commerce extérieur est effrénée. En outre, il a indiqué que «des activités des services des douanes au niveau des frontières, que ces derniers mènent une véritable guerre aux trafiquants». «Nous sommes quelque peu affaiblis lorsqu'on considère les énormes moyens mobilisés par les contrebandiers», a-t-il dit. Dans un autre sillage, Abdelmadjid Latrèche, a fait savoir que «pour lutter contre la corruption, nous sommes en train de doter les bureaux de douane par des caméras de surveillance. Nous essayons d'intégrer au niveau de nos écoles de formation, un module sur l'éthique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nawel Hami
Source : www.lnr-dz.com