Le Golan syrien contre la paix avec Israël
«Israël doit retourner à la table des négociations avec la Syrie et abandonner les hauteurs du Golan en échange de la paix», a déclaré un ministre du cabinet d’Ehoud Olmert, hier.
On ignore, pour l’heure, si le ministre de la Sûreté publique Avi Dichter exprimait son opinion personnelle ou s’il parlait au nom du Premier ministre israélien. Il est, cependant, très probable qu’il s’agit d’un ballon pour sonder le terrain, à un moment où Olmert est critiqué de partout pour la conduite de la guerre qu’il a perdue avec le Hezbollah. La position du vice-premier ministre israélien Shimon Peres qui avait déclaré que l’heure n’était pas à la négociation avec la Syrie, confirme ce jugement. L’Etat hébreu qui a fort à faire avec les Palestiniens et le Liban ne semble pas prêt à un nouveau conflit avec son voisin du Nord. Cette annonce pourrait, également, être une ruse pour inciter Damas à tempérer son soutien aux Libanais, ce qui permettra aux Israéliens de gagner du temps. Israël s’est emparé du plateau du Golan lors de la guerre des Six jours en juin 1967. Interrogé pour savoir si l’Etat hébreu devrait rendre ce territoire en échange d’un accord de paix, Dichter a répondu «Oui».
Des reproches à ses prédécesseurs
Ehoud Olmert, dont le gouvernement fait l’objet de vives critiques pour sa gestion du conflit au Liban, a reproché à ses différents prédécesseurs de ne pas avoir pris à temps la mesure du danger représenté par le Hezbollah libanais. «Nous savions ce que l’Iran faisait, ce que la Syrie faisait, en armant le Hezbollah. Nous avons fait comme si nous ne savions pas», a-t-il ajouté. Olmert a défendu son gouvernement, faisant valoir qu’il n’était au pouvoir que depuis deux mois quand l’offensive a été lancée le 12 juillet.
Des réservistes israéliens dénoncent
Des centaines de réservistes israéliens ont pris la tête d’une campagne nationale accusant les autorités politiques et militaires de l’Etat juif d’avoir mal conduit la guerre contre le Hezbollah. Certains ont appelé à la démission du Premier ministre Ehud Olmert et du ministre de la Défense Amir Peretz, dans une ambiance rappelant les premières manifestations de 1973, qui avaient provoqué la chute des autorités de l’époque. «Le gouvernement n’a pas pris au sérieux les vies de nos soldats», a déclaré Marek, un réserviste de l’infanterie. Des centaines d’autres ont formulé des reproches similaires dans une cinglante lettre ouverte publiée dans Haaretz.
Des violations pour faire contrepoids
Une semaine après la cessation des hostilités, le Hezbollah continue d’observer le cessez-le-feu alors qu’Israël dit se préparer d’ores et déjà pour un «second round». L’Onu s’efforce de convaincre les pays récalcitrants d’envoyer des troupes au Liban pour renforcer la petite force onusienne de maintien de la paix qui s’y trouve déjà. Les autorités libanaises redoublent d’efforts pour démontrer que Beyrouth remplit ses obligations aux termes de la résolution 1701 et l’armée libanaise poursuit son déploiement pour prendre le contrôle, pour la première fois depuis des décennies, du Liban sud jusqu’à la zone frontalière avec Israël.
Bush promet une 2ème résolution
Le président américain a déclaré qu’il y aurait une nouvelle résolution de l’Onu fixant les règles exactes d’engagement d’une force internationale au Sud Liban. Elle précisera les consignes et clarifiera les règles d’engagement. «Il y a urgente nécessité», a dit d’autre part Bush à propos du déploiement d’une force sous la forme d’une «Finul élargie». Il s’est prononcé pour un «déploiement le plus rapide possible pour maintenir la paix».
Hakim Djaziri
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com