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Un créneau porteur avec la chute des prix du pétrole



Un créneau porteur avec la chute des prix du pétrole
Les contrats d'assurance épargne et capitalisation peuvent être un créneau porteur en Algérie avec la chute des prix du pétrole et l'augmentation des taux bancaires, a indiqué, hier, à Alger, Adlane Mecellem, DG de la compagnie d'assurance AXA Algérie. Avec un prix élevé de l'or noir, les banques étaient en surliquidité donc les taux étaient moins intéressants, a expliqué Mecellem aux journalistes lors d'un déjeuner-presse. Contrairement aux contrats d'assurance-vie qui ne peuvent être souscrits que par des personnes physiques, les contrats de capitalisation peuvent l'être par des personnes morales (entreprises, collectivités, associations, syndicats, copropriétés, comités d'entreprise...). Le fonctionnement de l'assurance-vie (de personne) et la capitalisation sont similaires. La différence est que « le contrat de capitalisation est un produit financier de longue durée qui, contrairement à un contrat d'assurance-vie, ne prend pas fin au décès de l'assuré ». La capitalisation est un « procédé d'assurance qui permet de verser à l'assuré, au terme du contrat, le capital prévu en fonction des primes payées, majoré d'un intérêt et compte tenu des probabilités de survie. Il peut désigner aussi certaines opérations de placements proposés par des assureurs ou certains organismes financiers sous forme de bons de capitalisation », selon le site Assural du Conseil national des assurances (CNA). D'où la nécessité d'un marché financier développé. « Ce qui n'est pas le cas en Algérie », a relevé le DG d'AXA Algérie. Par ailleurs, plusieurs autres produits de l'assurance n'arrivent pas à se développer en Algérie en raison de l'absence d'un environnement adéquat. C'est le cas de l'assurance multirisque habitation qui « ne couvre pas les dégâts sur les plafonds et toits ainsi que pour les derniers étages en l'absence de syndics », a fait savoir Mecellem. Le syndic est une sorte d'administrateur et gestionnaire des parties communes dans les habitations collectives en copropriété. Pour le représentant d'AXA, « le multirisque habitation et la Catnat (assurance sur les catastrophes naturelles) ne sont pas coûteux et devraient être obligatoires », estime-t-il. Un autre aspect, sur lequel l'assurance ne peut intervenir, est relatif à la panne d'électricité car « la Sonelgaz ne paie pas » en cas de sinistre, a ajouté le DG de la filiale algérienne de cette compagnie française. Axa Algérie prévoit un chiffre d'affaires de 3,9 milliards de dinars en 2014 avec plus de 3% de parts de marché et une filiale assurance de personnes dont l'activité évolue rapidement par rapport à celle de dommage, a signalé son DG. Pour 2015, la société compte se déployer dans le sud du pays, a-t-il ajouté.


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