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TRANSPORTS à MILA



TRANSPORTS à MILA
Obsolète, est le moins qu'on puisse dire sur un secteur qui navigue à vue et qui végète dans une anarchie indescriptible et une gabegie qui ne semble pas connaître de limites !Telle est la situation du secteur des transports à Mila, l'une des rares villes, chef-lieu de wilaya, à ne pas disposer ne serait-ce que d'un semblant de gare routière où ni les transporteurs, encore moins les voyageurs, ne peuvent jouir d'un minimum de conditions d'accueil et de commodités, dans leurs «périlleux» déplacements à partir de ce sinistre endroit, clochardisé à outrance et où on rackette plutôt qu'on gère un espace public, conformément à un cahier des charges !En effet et depuis le temps que les uns et les autres dénoncent cette situation intenable, il se trouve que le seul bénéficiaire de ce lieu plus que douteux reste, évidemment, l'adjudicateur, qui n'en fait qu'à sa tête en imposant son diktat sans aucune contrepartie, ni une quelconque amélioration des conditions de travail et de prise en charge. Le sit-in organisé en fin de semaine par les transporteurs de la ligne Mila/Beinen, devant le siège de la Wilaya, et qui a abouti à une réunion entre les représentants de ces derniers, des responsables de la Direction des transports ainsi que les autorités locales, menées par le chef de daà'ra de Mila, est la preuve de cette inquiétante débandade ! Lors de cette réunion, le chef de daà'ra a tenu à recadrer l'adjudicateur et à l'obliger à respecter le cahier des charges (enfin, peut-on dire !).Lui (l'adjudicateur) qui imposait à tout transporteur de payer, par anticipation et sur plusieurs jours, tous les accès à ce «lugubre» endroit, y compris les jours de repos, d'intempéries et même de pannes, chose que les propriétaires de bus ont catégoriquement refusé, d'où ce bras de fer qui a finalement penché en leur faveur ! Ceci n'est que la partie visible de ce grand iceberg fait de gabegie et d'anarchie chronique, dans un secteur qualifié par le wali précédent, monsieur Madani Fouatih Abderrahmane, «d'obsolète et où tout est à faire ou à refaire, de A à Z, autrement dit, dans sa forme et son organisation actuelles, il serait abusif et incongru de parler d'un secteur des transports à Mila». Malheureusement depuis, rien n'a changé, bien au contraire !A signaler que les 2 400 bus et les 1 040 taxis que compte la wilaya continuent d'exploiter des aires de stationnement qui ne répondent pratiquement à aucune norme d'aspect architectural, de sécurité, de confort et de gestion. Démunis de quais et de commodités, ces espaces découverts s'apparentent beaucoup plus à des terrains vagues qu'à de véritables structures spécialisées.Envahies d'ordures, certaines aires de stationnement, comme celle de la ville de Mila, sont utilisés par des entreprises de travaux publics comme dépotoir de terre et de gravats.Alors que dans certaines autres, à l'image de celles de Ferdjioua, les transporteurs n'ont pas où garer et sont, de ce fait, obligés d'empiéter sur les rues adjacentes, au grand dam de la fluidité de la circulation. Gérés par des adjudicateurs mus par le gain facile, ces espaces sont régulièrement le théâtre de tiraillements, voire à des antagonismes entre le gérant et les propriétaires de bus ; des problèmes qui dégénèrent le plus souvent en grèves, faisant du petit citoyen lambda, le seul, l'unique dindon de la farce !
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