Mila - Revue de Presse

Talent, puissance et... absences



Autour d'Essien, l'une des vedettes de Chelsea, le Ghana, dans la foulée de ses bonnes sorties en 2006 et 2008, a les moyens de bien figurer lors de la CAN-2010 en Angola (10-31 janvier) à condition de faire preuve d'inventivité pour pallier ses nombreuses défections au milieu. Mondialistes pour la 1re fois en 2006 (8e de finalistes), 3e de la CAN-2008 à domicile, les Black Stars doivent se transformer en équilibristes pour veiller à ne pas casser le fil étroit sur lequel ils marchent avant d'arriver en juin à la Coupe du monde en Afrique du Sud. Au complet, la sélection de Rajevac a en effet largement les moyens de rivaliser avec les meilleures équipes du continent. Le problème, c'est qu'elle devra faire sans son capitaine Appiah (déjà absent en 2008), sans Kingston, sans Pantsil et Mensah, tous forfaits sur blessures. Pas plus qu'elle ne pourra compter sur le milieu de l'Inter Milan, Muntari qui a refusé de s'excuser après avoir « séché » un rassemblement en novembre et a été écarté pour « raisons disciplinaires ». Cinq titulaires en qualifications qui, avec Essien, représentent les forces vives de la nation puisqu'ils constituent la tranche d'âge intermédiaire et pèsent 250 sélections. Du coup, le Ghana se retrouve écartelé entre des gloires finissantes (Sarpei, Addo) et des jeunes brillants, mais inexpérimentés. Le sélectionneur a, en effet, abusivement puisé dans le vivier des Champions du monde des moins de 20 ans qui ont décroché le titre en octobre.A l'image de l'attaquant Adiyiah, meilleur joueur du tournoi automnal, 13 joueurs arriveront jeudi en Angola après leur stage à Nelspruit (Afrique du Sud) en comptant moins de 10 sélections. « Nous devons faire face aux circonstances, les blessures font partie du football », a sobrement commenté Addo, alors qu'à Accra, la rue ne croit déjà plus trop aux chances des siens. Si le Ghana avait équitablement réparti ses défaillances entre les lignes, il aurait pu masquer ses insuffisances, mais, comble de malchance, il se retrouve particulièrement touché en milieu de terrain, là où il puise sa force originelle, là où il construit la plupart de ses victoires. A cet égard, son nul (0-0) mardi au Swaziland face au modeste Malawi en préparation, laisse entrevoir le chemin qui reste à parcourir. Certes, il reste Essien, mais le néo-capitaine, blessé le 8 décembre avec Chelsea en Ligue des champions, a longtemps été incertain aussi et n'est pas certain d'être au top de sa forme le 11 janvier contre le Togo. Et s'il n'est pas rétabli le 15, le Ghana a de fortes chances de passer à côté du choc du 1er tour contre la Côte d'Ivoire avant de finir face au modeste Burkina Faso le 19. Le Ghana, qui a disputé sept finales et remporté quatre CAN (la dernière en 1982), peut et doit en revanche miser sur l'attaquant de Rennes, Gyan, qui avait éclaté en Allemagne en 2006 avant d'être freiné plusieurs années par des blessures musculaires récurrentes. Ses huit buts en une demi-saison dans un championnat de France plutôt fermé témoignent qu'il a retrouvé forme physique et ambitions. publicité  >   
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