Mila - A la une

Sur le mur de Wassila Tamzali Culture : les autres articles



Sur le mur de Wassila Tamzali Culture : les autres articles
La déclaration de trop. J'avais décidé de tourner le dos aux débats sur la charte pour la laïcité à l'école comme sur la charte des valeurs québécoises. Mais la déclaration du président de l'Observatoire ! Une de trop ! On ne peut brandir l'épouvantail de l'islamophobie chaque fois que l'on tente de consolider la laïcité ou que l'on défend les droits des femmes. Il dit, comme au Québec, que cette charte est dirigée contre l'islam. Oui. Mais pourquoi ' Les situations qui rendent nécessaire cette démarche dans ces pays sont la multiplication de certaines pratiques qui se revendiquent de l'islam. Des pratiques qui nous «sidèrent» tant elles sont éloignées de notre islam. Inquiétantes. Que ceux qui n'ont jamais eu peur lancent la première pierre.Contre ces pratiques il est nécessaire de réaffirmer pour ces pays que les institutions de l'Etat sont neutres, que les écoles ne vivent plus à l'heure du confessionnalisme. Et de refuser que les fonctionnaires affichent leur appartenance religieuse. Une juge, une institutrice voilées ne feraient pas sens ' Que ces débats soient pollués par des racistes est une dérive contre laquelle il faut s'insurger mais sans renoncer à ces principes arrachés hier aux traditions catholiques, et aujourd'hui défendus contre les pratiques attribuées, à tort certes, à cette nouvelle religion dont les membres sont largement accueillis (au Québec 80% de l'immigration est d'origine maghrébine). Alors amis français, québéquois qui venaient de chez nous, soyez vigilants mais défendaient la laïcité. Ici, nous ne pouvons le faire. Et pourtant.
Ces débats entre en résonance avec nos préoccupations. Quand pourrons-nous discuter d'une charte sur la laïcité à l'école, dans les services publics ' La laïcité, et seulement elle, peut assurer la cohésion sociale sans laquelle vivre ensemble est devenu difficile. Hier dans l'Algérie à feu et à sang, aujourd'hui en Tunisie, en Egypte, il saute aux yeux d'un enfant que la religion dans son interprétation et son utilisation est devenue un objet de discorde. C'est le comble pour une religion de produire de la violence, de la haine entre des frères. Le beau film de Djamila Sahraoui, cinéaste algérienne, Yema, nous rappelle ces moments funestes. Alors monsieur le Président, vous qui avez la chance d'être dans un pays qui reconnaît et défend la liberté de conscience, ne sciez pas la branche sur laquelle vous êtes perché.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)