
Serait-il possible de regarder l'avenir avec une pensée renouvelée dans un contexte d'absence d'une vision consensuelle qui reformule les approches, alors que comme, il a déjà été dit, l'heure est plutôt à tenter de prendre l'exacte mesure des problèmes. Encore faudrait-il en débattre dans un cadre national. On ne sait plus si c'est la stabilité des hommes ou le turn over, vite assimilé à de l'instabilité, qui peut assurer les conditions des vraies retrouvailles avec la relance de l'économie et le renforcement de la cohésion nationale. La question se pose d'autant sérieusement qu'il ne peut pas être compréhensible ou acceptable que la violence devienne le moyen de dialogue entre communautés. Quand bien même il y en a eu pour provoquer et entretenir le feu, cela n'aurait pas eu de prise s'il n'y avait pas de vulnérabilités au sein de la société. Depuis quelques années, il y eu quand même une certaine stabilité des hommes et des institutions, assez pour soutenir que la durée nécessaire à la connaissance et au traitement des problèmes est une donnée réelle. On sait que depuis l'entrée dans le pluralisme politique, l'Algérie a été grande consommatrice d'hommes, tant pour ce qui concerne les chefs d'Etat que les chefs de gouvernement, ces derniers étant en nombre double par rapport aux premiers, ce qui quand même devait porter préjudice à la continuité des grandes politiques et à leur compréhension. Du moins si on se réfère à la classe politique qui est au pouvoir. Avec tous ces changements d'hommes durant une étape, et une relative stabilité durant la deuxième étape, la scène politique est quand même restée figée, les comportements et les problèmes demeurent inchangés, à savoir que les acteurs politiques qui s'étaient tourné le dos continuent à le faire, sauf pour converger vers le refus d'un quatrième mandat. Les profonds antagonismes idéologiques sont demeurés intacts, même si l'occasion ne leur est pas souvent donnée d'occuper le devant de la scène médiatique, et que même la violence, même considérablement réduite, ne semble pas encore avoir dit son dernier mot. Même l'économie s'y met de la partie en s'opposant à sa relance. Pourquoi notre société est-elle à ce point vulnérable ' Pourquoi nos différentes perceptions entrent elles dans une situation qui privilégie les affrontements physiques et non d'idées et que les écoutes mutuelles sont impossibles ' Faudrait-il accorder une signification au constat que les trois pôles du triangle " pouvoir, partis, populations " sont devenus répulsifs et que cela ne date pas d'aujourd'hui '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.lemaghrebdz.com