Mila - A la une

Sous l'emprise des groupes de pression



Sous l'emprise des groupes de pression
«Depuis quelques années déjà, de redoutables coteries règnent en sous-main sur les affaires de la wilaya».C'est l'affirmation même d'un ex-grand responsable, qui considérait que le développement local est sous l'emprise de groupes de pression. Et de préciser : «Un trop-plein de difficultés se dresse sur le chemin de cette dynamique d'essor local. Dans un passé récent, des efforts ont certes été accomplis sur tous les plans, mais des carences structurelles et des insuffisances énormes persistent.» Notre interlocuteur a, sans crier gare, ouvert la boîte de Pandore.La preuve étant que, c'est en des termes crus qu'il a qualifié les groupes d'intérêts tapis dans les rouages de la puissante administration. Le terrible fléau des glissements de terrain, l'emprise des lobbies locaux, l'indisponibilité des poches foncières pour la réalisation d'équipements publics, en passant par la bureaucratie de certains fonctionnaires, sont autant de maux qui minent l'élan du progrès escompté. «A lui seul, le foncier est une anarchie à part entière et un embrouillamini inextricable», a-t-il noté. En plus de l'enclavement, Mila est, par ricochet, pénalisée économiquement en l'absence d'une ligne de chemin de fer, de grandes pénétrantes et de doubles voies. La wilaya enregistre certainement un énorme déficit en la matière. Des sources proches de l'administration locale affirment qu'«une nouvelle stratégie sur la modernisation des réseaux routiers et l'établissement d'une jonction ferroviaire entre le sud et le nord de la wilaya est à l'examen».Car, seuls des projets touchant divers créneaux, comme le tourisme, l'agriculture, la production de matériaux de construction, l'industrie et les travaux publics peuvent booster l'investissement et sortir la wilaya de son isolement. D'autre part, l'antique Milev, comme on se plaît à l'affubler, reste un vivier des contestations sociales récurrentes et des mouvements de protestation. Pourtant, la région a renoué un tant soit peu avec le développement notable. Cette progression a été enregistrée dans plusieurs secteurs, à l'exemple de la réactivation du monde rural, les infrastructures pédagogiques, l'AEP, l'habitat, etc.Le taux de couverture en gaz de ville a dépassé les 70% en 2014, alors qu'il était à peine de l'ordre de 60%, il y a quelques années. Pour en revenir aux émeutes, le même responsable pensait que «les citoyens sont dans leur rôle pour faire valoir leurs droits et se faire entendre aussi bien par l'administration que par les élus». Et d'enchaîner : «Nous avons en ce sens brisé le culte du secret et mis en place des mécanismes de communication à tous les niveaux. Or, les élus ne jouent pas le jeu, contribuant ainsi au cumul et à l'entassement des revendications sociales. Je le dis clairement, il y a des manipulateurs de la population parmi les représentants locaux.»
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