Repris en 2006 par la société Sofafe pour une valeur de 65 milliards de centimes, avec un versement initial de 30%, puis de 40% de cette somme, dans le cadre de la cession des entreprises publiques déficitaires au privé, l'hôtel El Hidhab, à Sétif, est au coeur du débat de l'heure relatif à la reprise des privatisations. Cette structure hôtelière jouissant d'un emplacement avantageux au coeur de la capitale des Hauts-Plateaux est aujourd'hui dans la tourmente. Son patron, M.Madani, balloté entre une administration locale dont il dénonce les harcèlements et son élan d'investissement, en appelle désormais à l'intervention de l'Etat, dont il réclame des garanties pour poursuivre la rénovation de la structure hôtelière pour laquelle il nourrit de grandes ambitions. Il lance un cri d'alarme aux autorités. Il raconte l'histoire passionnante de l'hôtel, laquelle illustre tous les enjeux d'une reprise d'un bien public par un investisseur privé algérien. Une histoire qui combine grandes ambitions, moments de doutes, impasses juridiques, acharnement politique et détermination à poursuivre un investissement qui a débuté à l'aune des années 2000, à la faveur d'un appel d'offre. Homme de conviction, M. Madani regrette que cet exemple de rencontre entre le secteur public et le secteur privé, censée être à la base une salutaire planche de salut pour la sauvegarde des emplois, se soit muée en un cafouillage qui est loin de servir le tourisme et donc, l'économie nationale. Le même responsable dénonce l'épée de Damoclès qui pèse au-dessus de sa tête. «Je ne pourrais pas poursuivre mes efforts d'investissement dans un climat aussi délétère» regrette-t-il, alors qu'il a déjà remis à neuf l'enceinte principale de l'hôtel, notamment le hall et la réception lesquels sont habillés d'une touche mauresque, touche que l'on retrouve également dans la salle des banquets. Les chambres sont quant à elles hissées aux standards modernes d'accueil. Il projette en outre d'implanter un aquaparc dans l'aile est de l'établissement. «Nos sportifs n'auront plus à se rendre en Tunisie pour leurs cures de récupération et de remise en forme, ils auront ici à disponibilité tous les équipements et les moyens à leur portée, comme le stade, la piscine, le sauna et autres infrastructures» Poursuit- il. Selon M. Madani, une stratégie toute tracée lui permet de tracer des prévisions à long terme, pour peu que l'horizon lui soit dégagé pour agir. Il déclare à ce titre avec assurance: «Nous pouvons grâce à notre management maîtriser les coûts. L'hébergement ne sera pas notre seule source de bénéfices, car d'autres activités sont là pour assurer des revenus réguliers.» Une salle dédiée aux réceptions de mariages et autres heureuses cérémonies Une annonce qui donne de l'espoir au personnel de l'hôtel, car M.Madani se bat pour la stabilité des emplois au sein, contrairement à d'autres cas similaires de privatisation, où, les plus anciens employés ont vu leurs «comptes soldés».Le volet humain est en effet ici déterminant, surtout que nombre d'employés tiennent à rester dans le métier. Sofafe, société acquéreuse de l'hôtel El Hidhab n'a de cesse de demander une commission d'évaluation de ses engagements contractuels. En attendant, cet hôtel promet d'être une perle des Hauts-Plateaux, un lieu de villégiature où le citoyen trouvera toutes les commodités pour son bien être.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salim BENALIA
Source : www.lexpressiondz.com