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SOIT DIT EN PASSANT



SOIT DIT EN PASSANT
Par Malika Boussouf[email protected]/* */Il est des jours comme ça où quand vous apprenez que des ministres de la République sont prêts à se délester de 10% de leur salaire, ça vous fait doucement sourire. Non pas que le geste ne soit pas louable ! Loin de moi l'envie de me moquer ! Bien au contraire, c'est lorsque je me demande combien ils gagnent et que je n'arrive pas à évaluer le montant des privilèges dont ils bénéficient en plus du salaire, que mon sourire se transforme en grimace et que je me dis : louable à quelpoint 'Mais au fait, ils gagnent combien nos ministres ' Faisons une toute petite simulation. Admettons qu'ils perçoivent 400 000 DA. 10% équivaudraient à 40 000 DA. Il leur resterait après leur don au Trésor360 000 DA, sans compter tous les avantages liés au poste. Moi, je veux bien contribuer à renflouer les caisses de l'Etat dans des conditions similaires. Parce qu'à la fin de ce petit calcul, on réalise qu'en fin de compte, tous les «à-cètés» dont ils bénéficient grâce à la fonction permettent de récupérer bien plus que ce qu'ils concèdent.En plus des membres du gouvernement, il y a tous ces hauts fonctionnaires qui font tourner les cabinets ministériels, tous les postes de premier rang liés à la fonction présidentielle et tous les députés et sénateurs censés faire tourner la machine parlementaire. Voilà par quoi il fallait commencer, avant de penser aux femmes et à leur sens du sacrifice bien souvent convoqué pour la bonne cause.Je continuerai de penser que les cuvées successives de ces dernières années prennent l'eau de toutes parts et qu'il n'y en a pas une pour rattraper l'autre. Quoi d'étonnant sachant qu'en Algérie, quand on prend goût au profit, on apprend vite à ne rien lâcher de ce que l'on sait pouvoir encore engranger sans se battre. Cela expliquerait peut-être le fait que tout en bas de l'échelle, les gens ne protestent ni ne s'entretuent. Comme ils n'ont rien à préserver, ils n'ont aucune raison de se battre. J'attendrai, avant de croire que les choses pourraient rentrer dans l'ordre, de voir comment se comporteront les représentants du peuple face à la crise dont ils ne semblent pas mesurer la gravité.
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