
Silvio Berlusconi, qui a bénéficié hier, samedi, de la prescription du délit de corruption de témoin, a gouverné dix ans durant l'Italie, une «success story» qui s'est achevée le 12 novembre par un départ sous les huées et de multiples procès en cours. Berlusconi, issu d'une famille de la petite bourgeoisie milanaise, hérite de son père, employé de banque, un sens aigu des affaires qu'il met en 'uvre dès l'adolescence, en monnayant son aide à ses camarades de classe. Vendeur d'aspirateurs à la fin des années 50, lauréat en 1961 d'une licence en droit, il emprunte de l'argent à la banque de son père pour fonder une société immobilière. Commence alors une irrésistible ascension qui soulève des interrogations quant à l'origine de sa fortune. Ces succès en affaires permettent à Berlusconi d'accéder au statut de plus grosse fortune d'Italie pendant dix ans. Durant ses années au pouvoir, ses problèmes personnels, notamment judiciaires, occupent le devant de la scène. On lui reproche de se servir de son poste pour faire passer des lois lui permettant d'échapper à la justice ou de défendre sa fortune. Son goût assumé pour les jeunes et jolies femmes finit par lui valoir, au printemps 2009, une fracassante demande de divorce de la part de sa seconde épouse. Et aussi un procès pour prostitution de mineure.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Info Soir
Source : www.infosoir.com