Mila - A la une

Sidi Lakhdhar (Aà'n Defla)



Sidi Lakhdhar (Aà'n Defla)
Ils étaient quelque 120 ouvriers à s'être regroupés hier au milieu de la matinée devant l'entrée de l'usine de production de sucre, située à quelques encablures, à l'est de la ville de Sidi Lakhdhar «pour rappeler aux responsables locaux du groupe Berrahal les promesses qui leur ont été faites le 8 janvier dernier à la suite de la contestation qu'ils avaient organisée dans les conditions similaires», nous a indiqué un des contestataires.Toujours selon cette source, le 8 janvier dernier, les 120 ouvriers de l'usine avaient été mis en chômage technique pour une durée de 4 mois avec 50% des salaires «le temps de rénover les installations» leur avait-on promis, après quoi ils pourraient reprendre leur travail.Certains des ouvriers nous ont confié «nous nous sommes regroupés devant l'entrée de l'usine dans l'espoir que le responsable de l'usine reçoive certains d'entre nous pour nous informer de l'évolution de la situation et de la reprise du travail, mais, malheureusement, ce responsable n'a même pas daigné nous recevoir pour nous donner la moindre explication».Un autre ouvrier ajoute «de guerre lasse, face à cette fin de non-recevoir, nous nous sommes sentis bernés et c'est ce qui nous a poussés à prendre l'initiative de bloquer la circulation sur l'important axe routier qu'est la RN4 aux fins d'attirer l'attention des hautes autorités de la wilaya sur la situation que nous et nos familles vivons depuis 4 mois.Un autre contestataire nous fait savoir «le patron du groupe a obtenu un crédit pour réhabiliter l'usine mais cet argent a servi à développer son usine d'Oran au détriment de notre usine», et d'ajouter «selon certaines indiscrétions, le groupe Berrahal s'apprête à déposer le bilan pour notre unité, ce qui fera que notre devenir se trouvera sérieusement menacé».Nous avons appris que pour débloquer la situation et ouvrir la RN 4, c'est le coordinateur de wilaya de la Centrale syndicale qui est intervenu pour calmer les esprits en leur promettant «arrêtez cette contestation et je m'engage à régler la situation mais ne faites rien avant l'expiration du délai de 4 mois accordé».Un autre contestataire est catégorique «en ces presque 4 mois, le patron de l'usine n'a pas ramené un boulon et n'a rien réhabilité du tout, mais attendons le 8 mai pour voir».Après quoi, la route a été dégagée, dans le calme, vers midi et la circulation a repris.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)